Charles Plisnier (1896-1952)

Prix Goncourt en 1937

Repères

1896: 13 décembre, naissance de Charles Plisnier à Ghlin.
1900: Installation rue Chisaire à Mons.
1907: Entrée à l'Athénée de Mons, en humanités classiques.
1913: Publie "L'Enfant qui fut déçu" et "Voix entendues". Le jeune poète est encouragé par Verhaeren.
1915-1916: Découvre les penseurs et écrivains socialistes et le marxisme.
1918: Entame ses études de Droit.
1919: Adhère au mouvement socialiste qui sera rapidement rebaptisé "communiste".
1921: Epouse Alida Depriez.
1922: Docteur en Droit. Il s'inscrit au Barreau de Bruxelles. Compose "Elégie sans les Anges".
1927: En janvier, écrit à André Breton à propos de l'écriture automatique et du communisme. En mai, orhcestre une campagne d'opinion en faveur de Sacco et Vanzetti qui seront exécutés en août.
1928: 11-12 mars, Congrès du Parti communiste à Anvers. Au nom de l'opposition de gauche, Plisnier y prend la parole pour défendre des thèses contraires à celles de l'Internationale. Plisnier et ses camarades sont exclus du PCB.
1929: Quitte les rangs de l'opposition trotskiste. Compose les poèmes de "Prière aux mains coupées" et "Ode pour retrouver les hommes".
1937: 2 décembre, obtient le Prix Goncourt pour "Mariages" et "Faux Passeports".
1945: Prend fait et cause pour le fédéralisme wallon (discours au Congrès wallon, Liège).
1950: Plisnier devient président de l'Union fédéraliste des minorités et régions européennes. Il publie un article intitulé "Naissance de l'idée d'Europe".
1952: Charles Plisnier est présenté au Prix Nobel de Littérature par l'Académie de langue et de littérature françaises de Belgique et par le Pen Club. Dernière tournée de conférences sur l'Europe. Il meurt le 17 juillet des suites d'une opération.
1996-1997: La Ville de Mons célèbre le 100e anniversaire de la naissance de Charles Plisnier par un festival pluridisciplinaire "Patrimoine et Création" intitulé "Les années Plisnier".

Enfance

Charles Plisnier est né en 1896 à Ghlin (Mons). Il habite rue Chisaire à Mons et commence ses humanités anciennes à l’Athénée de Mons, âgé de moins de dix ans. La famille Plisnier est bourgeoise, socialiste et profondément attirée par la France révolutionnaire et républicaine. Ainsi Charles Plisnier rapporte que lorsqu’il était enfant, leur mère les conduisait, sa sœur et lui, sur les hauteurs de Spiennes. « Les champs, écrit-il, s’étendaient à l’infini devant nous, vers le sud, et nous ne voyions que des blés. Mais ma mère levait la main vers ces étendues et, d’une voix toute changée par l’amour : « Regardez, mes enfants, disait-elle, là, là, la France ». Signalons qu’il faut ajouter à la lutte sociale et à la francophilie un sentiment sincère de religiosité. Sa mère est une fervente catholique et son père se convertira à l’église protestante. Habitué à jouir des avantages de l’aisance matérielle, l’enfant et ensuite l’adolescent ne peut qu’être choqué par la misère de celles et ceux qui vivent dans les faubourgs de la ville et les communes avoisinantes du Borinage.

Il s’intéresse très tôt à l’écriture et se lie d’amitié avec Herman Grégoire, lui-même auteur de poèmes. Il publie ses premiers poèmes dans la revue Flamberge dirigée par Arthur Cantillon. Émile Verhaeren, qui habite non loin, à Roisin, l’encourage dans cette voie.

Communisme

En 1919, il commence des études de droit à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et adhère au communisme. Il écrit déjà des poèmes, publie plusieurs plaquettes et collabore à des journaux et à des revues d'extrême-gauche. Fils d'industriels progressistes, le jeune Plisnier rallie la IIIème Internationale (1919), puis le Parti communiste (1921).

Docteur en droit au barreau de la Cour d’Appel de Bruxelles en 1922, il se fixe dans la capitale où ses activités politiques l’éloignent de l’écriture pendant près de dix ans. Il ne plaide que pour les ouvriers. Admirateur de la révolution russe, il participe à tous les congrès communistes en Belgique et à l'étranger. En 1925, il devient directeur du Secours Rouge international. Déçu par son dernier voyage en Russie et ayant affirmé ses sympathies trotskistes (et ses thèse de la Révolution permanente), en 1928, il est exclu du Parti communiste.

Il se tourne alors vers Dieu et, de ce fait, toute sa vie, Plisnier apparut comme un hérétique à la majorité de ses contemporains. L’existence de Dieu, elle n’a cessé d’être pour Plisnier une interrogation authentique. Il a connu des moments d’athéisme profond, et d’autres de crise mystique. A 18 ans, une nuit, il se laisse enfermer à l’intérieur de la Collégiale Sainte-Waudru. De cette expérience il écrivit qu’il « lui est arrivé pour la première fois de douter qu’il doutait de Dieu ». On ne peut mieux dire à quel point la question jamais ne sera tranchée. A l’hôpital d’Ixelles où il va s’éteindre le 17 juillet 1952, Charles Plisnier a réclamé la présence de l’aumônier, s’est confessé et a reçu, ce qui n’est pas fréquent comme le fait remarquer le Père Collignon, curé d’Ixelles, les saints sacrements par la pénitence : « Sacramentum penitentiae extremae unctionis et viatici elemosinae ».

Écrivain

Sa rupture avec le communisme le conduit à reprendre sa plume et, en moins de six ans, il publie onze volumes, où la poésie a la première part. Sa poésie est touchée par certaines libertés surréalistes : le vers est libre, la ponctuation absente. Il écrit aussi son premier roman, Mariages, en 1936, qui remporte un éclatant succès de librairie. En 1937, Mariages et Faux-Passeports sont couronnés par le Prix Goncourt, décerné pour la première fois à un non-Français. Dans Faux-Passeports, il fait le bilan de son expérience de militant : est-il artiste ou politique ? Parti s'installer en France (1937), il a renoncé au Barreau pour se consacrer à la seule écriture. Il est élu à l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises. Il demeure en contact étroit avec sa terre natale où, avec Alexandre André et Louis Dumont-Wilden, il fonde l'hebdomadaire Alerte, pour créer dans l'opinion un mouvement anti-neutraliste en Belgique (1939).

Le style de Charles Plisnier est au plus haut point classique. Il ne recourt à aucun procédé du roman moderne : pas de déplacement dans le temps, pas de découpage aléatoire des scènes, pas de polyphonie ou de démultiplication des points de vue. Seul existe un auteur omniscient et omnivoyant qui ne dissimule rien au lecteur, ni de ce qui se passe ni des pensées les plus secrètes de ses personnages. Dans Mariages, il est dans la tête de Fabienne Chardin, il est dans l’esprit de Maxime Salembeau, il ressent l’absence d’amour dont souffre Marcelle, il partage le sentiment d’injustice qui frappe le père de Fabienne, le vieux M.Fraigneux, il regarde ses personnages faire leur toilette, faire l’amour, faire leurs comptes…Le romancier Plisnier est le créateur, le dieu de ses créatures qui ne leur laisse aucune liberté. L’univers de ce roman est à l’image du monde bourgeois dont il se veut être la dénonciation, un monde où il faut sauver les apparences, où les sentiments ne comptent pas ou plutôt où les seuls sentiments qui comptent sont ceux qui ont trait précisément à la comptabilité, à l’argent, à la propriété, au capital.

Si le lieu où se déroule l'intrigue de Mariages n'est pas précisément décrit, on peut toutefois avancer sans risque de se tromper que la ville en question est bel et bien Mons, témoignage de l’amour que Plisnier portait à la ville natale. Ainsi évoquant plus tard une promenade dans Mons, écrit-il : « J’ouvrais la porte cochère, découvrant une cour habillée de lierre, Fabienne Fraigneux avait traversé cette cour et senti en elle se décider son crime ». Ou bien encore ces quelques phrases sorties de la nouvelle qui a pour titre Une voix d’or et qui a pour cadre le théâtre de la Grand-Place : « J’ai tourné dans la rue Saint-Nicolas. Elle monte doucement vers la grand’place, toute moirée de soleil. J’aime cette rue avec ses vieux et beaux hôtels à mascarons tout mêlés de boutiques multicolores, cette vieille, lourde et noble église en briques où Roland de Lassus apprit à chanter (…) La rie tourne doucement. Je sais que brusquement le beffroi va m’apparaître au-dessus des toits de la ville haute, tout debout, avec son campanile posé comme une couronne trop petite sur sa grosse tête rocaille un peu comique et son cadran rouge et or, pareil à une décoration de jubilé (…) La Grand-Place. Une esplanade de pavés nus et blancs que l’ombre des maisons envahit à moitié. L’Hôtel de Ville reste tout illuminé, ogives de pierre, clocheton d’ardoises, symphonie en gris et bleu délicieusement désaccordée entre les deux maisons espagnoles dont les briques roses chantent en majeur (…) C’est devant le théâtre que je me retrouve. L’inévitable fronton gréco-romain, l’inévitable péristyle vaguement composite. Mais pourquoi ces trois énormes grilles de fer qui font penser à une prison, à des erreurs judiciaires anciennes… ».

Avant celle qui allait partager toute sa vie, Alida Depriez, dont il fait la connaissance et tombe amoureux en 1920, Plisnier a contracté en juin 1917, un premier mariage avec Yvonne Save, fille d’un futur échevin libéral de la ville de Mons. Yvonne est quatre années plus âgée que lui. Le divorce sera prononcé à Schaerbeek, en juillet 1921. Quelques mois plus tard, le 23 novembre, Charles Plisnier épouse Alida Depriez.

Mariages

Mariage raté, et mal surmonté. Mariages est le plus célèbre de tous les écrits de Charles Plisnier. Si on voulait le résumer en quelques mots, il s’agit d’une impitoyable démonstration de l’échec quasi inexorable qui attend les couples, qui attend tous les mariés.

L’argument principal de Mariages c’est l’histoire d’une famille riche, propriétaire d’une entreprise ancestrale et dont la fille Fabienne va, sur base d’une décision volontaire, d’un calcul mûri, réfléchi, débattu avec son oncle, le chef du clan, épouser un jeune homme ambitieux et capable, mais d’origine populaire. Celui-ci va très rapidement s’approprier tous les pouvoirs, dépouiller avec la complicité passive de Fabienne, la père de celle-ci. L’usine lui appartient, Fabienne à qui il a fait un enfant lui appartient, la demeure familiale lui appartient. Cependant le couple qu’il forme avec son épouse repose sur l’insatisfaction sexuelle de Fabienne. Par contre, comme poussé par le besoin de se prouver à lui-même qu’il est réellement le chef d’entreprise, le mâle dominant, Maxime Salembeau va se lancer dans d’incessantes coucheries avec des femmes de rencontre ou de passage et puis finalement, de manière plus durable avec une blonde incendiaire. Le père de Fabienne s’en est rendu compte. Fabienne elle-même commence à s’en douter, jusqu’au jour où fouillant les affaires de son mari elle découvre qu’il est occupé de « réaliser » comme on dit les actifs de la société, pour les transférer à l’étranger où il compte refaire sa vie avec, dans son lit, la blonde et dans ses poches, l’argent des Chardin. Fabienne ne peut en supporter d’avantage. Elle se procure du poison et assassine son mari. Le médecin, un ami, gardera le silence. La vie continue.

On pourrait croire, le roman est ainsi présenté la plupart du temps, qu’il s’agit d’une critique de l’univers bourgeois. Ce qui importe, en premier lieu, ce sont les titres de propriété, l’argent. La première partie a d’ailleurs pour sous-titre Doit et avoir. Formule comptable qui dit bien que ce n’est pas un couple qui va se construire entre Fabienne et Maxime, mais un contrat, une comptabilité. Ce n’est pas de l’attachement humain que l’on transmet, c’est une entreprise, une fabrique de chaussures que l’on s’approprie et qui transcende tout le reste.

Ce qui sous-tend le roman de Plisnier, qui est constamment présent, de façon explicite et implicite, ce qui, d’une certaine façon justifie le titre Mariages alors que ce dont on ne cesse de clicher Plisnier serait la critique des mariages bourgeois, la critique de la préoccupation exclusive attachée à l’argent, à la propriété, au capital, ce n’est pas l’argent, ce n’est pas la critique d’une classe sociale, ce n’est pas l’inhumanité comptable des intérêts, c’est le plaisir sexuel, le désir féminin, la jouissance de la femme. De la première à la dernière page ce roman de Plisnier, ce qui fait problème, ce n’est pas l’arrivisme de Maxime, sorti de la condition ouvrière, ce n’est pas l’avenir de l’entreprise, ni la tristesse des années qui passent : c’est le plaisir que la femme éprouve ou n’éprouve pas avec son partenaire. Fabienne et sa cousine Marcelle, dès les premières pages ne cessent de s’interroger de façon pudique : qu’est-ce que l’amour ? et de façon plus directe : qu’est-ce que l’amour physique ? Elles en rêvent, elles l’attendent. Mariées, elles le redoutent la première nuit et ensuite ne cessent de tenter de se justifier à elles-mêmes le fait que l’amour après tout n’est que secondaire, n’est qu’une illusion que l’on trouve dans les livres, les romans à l’eau de rose. Mais, ressurgi du fin fond de leur mémoire d’enfants gâtées et protégées de la vie, protégées de la sexualité qui nécessairement s’y attache, réapparaît leur cousine Christa. Fabienne et Marcelle ont pris quelques jours de vacances sous prétexte que la fille de Fabienne est pâle, au bord de la mer. Là, elles voient une femme se promener avec son enfant, un petit garçon. Peu à peu elles se rendent compte que c’est leur cousine, la scandaleuse Christa qui a vécu une histoire d’amour avec un homme marié, Gilbert. Et elle en déborde d’amour, Christa, de son Gilbert. Quel que soit le sujet de conversation, cet amour éclate à tel point que Marcelle n’en peut plus et demande à Fabienne : est-ce possible qu’elle aime, qu’elle aime avec son corps ?

Se posant ces questions, ce qu’elles s’avouent implicitement, c’est leur malheur réciproque, avec un mari que non seulement elles n’aiment pas mais qu’en plus elles supportent, jour après jour et surtout nuit après nuit.

Mais manichéisme de Plisnier : on ne peut que choisir ou l’argent ou l’amour. Cela signifie que ceux et celles qui pensent d’abord à leurs biens, à leur sécurité financière, ne peuvent aimer, ne peuvent éprouver ce sentiment. Celui-ci, semble penser Plisnier, ne trouve son plein épanouissement, son aboutissement final, que dans le plaisir sexuel réel de la femme, lequel ne serait possible que si celle-ci ressent qu’elle aime et qu’elle est aimée.

Inversement, et selon le raisonnement inverse, chiasmatique, celles et ceux qui partagent une relation sexuelle épanouie, ne peuvent que s’aimer pleinement et donc être pauvres. C’est le cas du seul couple heureux de ce roman, Christa et Gilbert.

Rattachiste

Il fonda diverses revues : Ferveur en 1913 avec Herman Grégoire, Haro, revue littéraire et révolutionnaire, en 1919, Communisme, hebdomadaire, en 1919, Prospections en 1929 avec Albert Ayguesparse, L’Esprit du temps en 1933 avec Albert Ayguesparse et René Jadot, Alerte en 1939 avec Alexandre André et Louis Dumont-Wilden.

Meurtres (1939-1944) est un roman-fleuve axé sur l’aventure spirituelle tourmentée du héros principal. Le roman sera adapté au cinéma en 1949, avec Fernandel et Jeanne Moreau.
À travers l’œuvre poétique de Charles Plisnier, on peut suivre son itinéraire spirituel, ses combats intérieurs comme dans Sacre (1938) et Ave Genitrix (1943).
Charles Plisnier a aussi pris position dans la Belgique de son temps, défendant avant l’heure un état fédéraliste ainsi qu’une littérature française de Belgique.

Pour définir le roman, Charles Plisnier a une très belle formule : « le romancier est l’historien de ce qui ne se voit pas ». Plisnier fut l’un des premiers à voir et à écrire ce que personne ou quasiment, ne voyait dans la mouvance communiste, à savoir précisément qu’il s’agissait d’une illusion, une illusion sincère mais qui charriait avec elle la mort et la souffrance de millions de personnes. Et Pierre Mertens d’écrire à ce sujet : « …quand Plisnier publie son livre, la Révolution se trouve depuis longtemps dévoyée, trahie, elle a commencé de dévorer ses enfants. Etoile morte, elle n’éclaire plus que les trop crédules qu’on a roulés dans une farine déjà éclaboussée de sang...

Dès la fin de la Guerre, Plisnier se lance dans le combat pour une construction européenne et se préoccupe des minorités. Ses interventions à l'occasion des Congrès wallons (1945-1949) sont très remarquées. Au Congrès national wallon de 1945, ainsi que lors de certains pèlerinages à Waterloo, il prononce des discours enflammés et appelle au rattachement de la Wallonie à la France. Peu avant sa mort, il publie un important article dans la revue Synthèses : Lettre à mes concitoyens sur la nécessité d'une révision constitutionnelle.

En 1950, c’est en tant que Président de l’Union fédéraliste des minorités et régions européennes, qu’il plaide pour le dépassement des Etats-nations par et au sein d’une Europe des Régions. Plisnier n’a pas cessé de plaider en faveur de la Wallonie et de son rattachement à la France. Il le fait dès ses dix-sept ans, en 1913, la même année où il envoie à Emile Verhaeren ses premiers poèmes.

L’Académie (à l’unanimité de ses membres), l’Association des Écrivains belges et le Pen Club le proposent pour le Prix Nobel, en 1951.

Cet homme généreux et d'une vaste culture garda jusqu'à sa mort en 1952 la nostalgie de l'idéal pour lequel il avait combattu et dont s'inspire notamment son œuvre poétique. Il a vécu et réagi avec passion aussi bien aux problèmes sociaux, culturels et politiques, que dans sa poésie et ses romans, souffrant de ses contradictions mais les assumant. Charles Plisnier est passé à travers les grands courants de pensée du XXème siècle pour se tailler une place à part, la place d’un artiste engagé, qui met au centre de ses valeurs la dignité humaine. Un homme animé par la foi, affirmant son indépendance et son individualité. Une figure montoise, wallonne et européenne.

Une heure avant de mourir, il entrouvrit une dernière fois les lèvres. Sa femme serrait sa main gauche. Il soupira un mot: amour.

La promenade "rêvée" de Charles Plisnier

Les boulevards sont magnifiques. Une "promenade de milieu" composée de trois voies piétonnes bordées de quatre rangées d'arbres soulignant les perspectives, et de chaque côté une voie pavée pour le charroi. "Je disais ces boulevards, quadruple et massif anneau de feuillage dont mon grand-père Charles Bastien me disait qu'il les avait vu planter sur les lieux mêmes des anciennes fortifications détruites. Que de milliers de fois, avais-je bouclé leur cercle d'ombre! Et j'avais écrit un jour que cette promenade durait une heure: la longueur d'un rêve". Charles Plisnier

Sources

  • Richard Miller, conférence sur Charles Plisnier (télécharger le texte intégral)
  • Charles Bertin, Charles Plisnier Une vie et une œuvre à la pointe du siècle, Talus d’approche, 1996, p. 79.
  • José Fontaine, Plisnier et la question nationale, in Entre l’Evangile et la Révolution Charles Plisnier, Bruxelles, Labor, 1988, p. 111-123.
  • Ecriture et engagement Actualité de Charles Plisnier, Cahiers internationaux du Symbolisme, Mons, numéros 89-90-91, 1998.

Bibliographie de Charles Plisnier

  • Mariages (1936)
  • Faux passeports (Prix Goncourt 1937)
  • Meurtres (1939)
  • Chronique d'une famille bourgeoise, et Mères (1946-48)
  • Folies douces
  • Beauté des laides
  • Hélïse
  • L'enfant aux stigmates
  • La Matriochka
  • Présence du fils
  • Figures détruites
  • Papiers d’un romancier
  • Sacre
  • Ave Gentrix
  • L'homme et les hommes
  • Martine
  • Feu dormant
  • La dernière journée
  • Figures détruites