Feux de la Saint-Jean

Des origines très anciennes

La fête des Feux de la Saint-Jean est issue des fêtes solaires, qui remontent aux civilisations antiques. Quelle que soit la gestion du sacré de chaque civilisation, on fête au solstice d'été le retour de la fertilité, on implore les divinités pour favoriser les moissons, si vitales en ces temps anciens, on exorcise le malin, le diabolique. C'est le Dieu soleil qui est célébré, et pour toute divinité, il faut un symbole. Le feu était tout indiqué pour représenter le soleil, aussi fut-il choisi comme son emblème le plus parfait.

Jusqu'en 1822, on y fête la Saint-Jean en allumant des feux dans chaque quartier; un coq en cage est placé à côté de chaque feu Les foyers sont alimentés par le bois récolté par les enfants. A la Saint-Jean a lieu aussi un concours de chants dont le premier prix est un coq vivant. Raison pour laquelle celui-ci est promené dans la ville en tête de cortège.

En 1822, à l'instar de nombreuses cités, le Collège des Bourgmestre et Échevins interdit les feux de la Saint-Jean. Probablement faut-il y voir la conséquence d'un incendie survenu lors de cette fête dans une ville du Royaume. Cependant, on fêtera encore la Saint-Jean jusqu'en 1870 (des tables à bougies remplaceront les feux).

La renaissance des feux à Mons se produit le 23 juin 1990. La recette est simple, des cortèges aux tambours parcourent la Ville pour annoncer la mise à feu d'un bûcher sur la Place Nervienne. De nombreuses animations culturelles se déroulent sur cette place et dans les casemates toute la soirée.
A coté de la tradition vivante qui est bien ancrée dans l'imaginaire des montois, la manifestation devient un festival de cultures et d'idées.

Pôle muséal (site officiel)
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