Révolutions

La Révolution des Etats-Unis Belgique

De 1787 à 1790, les Montois participent à la révolution dite « brabançonne », contre les réformes proposées par Joseph II. Les couleurs rouge, jaune et noir du Hainaut, qui sont aussi celles du Brabant, sont adoptées par les Etats Belgique unis et, en 1830, comme drapeau national.

La Bataille de Jemappes

1792 : La bataille de Jemappes fait rage. Le 6 novembre, les armées d’une République française naissante, dirigées par le général Dumouriez, l’emportent face aux Autrichiens.
Une pierre, provenant des murs de la Bastille, démolie par les Français en 1789, est envoyée par les Républicains de Paris aux Jacobins de Mons. Cette pierre porte l'inscription suivante: Pierre de la bastille.

Pierre de la bastille

La Procession du caillou

Cette pierre porte l'inscription suivante, que nous vous livrons textuellement:
"Aux amis de la liberté de Mons. Cette pierre tirée des cachots de la Bastille, détruite par le patriote et le républicain Palloy, rappellera à tous ceux qui veulent être libres, que les Français ont détruit les monuments du despotisme, terrassé les despotes. Exemple à suivre par tous les peuples, amis de la Liberté".
Bonnet phrygien sculpté avec ces mots: "Vivre libre ou mourir".
Et dans le bas de la pierre: "Donné aux citoyens de Mons, lors de la fameuse bataille gagnée par les Français sur les despotes, le 6 novembre 1792, an 1er de la République Française".
Lorsque cette pierre parvient à Mons, les Jacobins de notre Ville la reçoivent en grande cérémonie, et la font porter solennellement à l'Hôtel de Ville, au milieu d'un cortège.
Cette fête portera longtemps le nom de Procession du caillou.
 

Les Maîtres de la Barrette

A la Révolution, les Jacobins portaient le bonnet phrygien appelé "barrette rouge". Lors du retour des Autrichiens en 1793, on faisait donc la chasse aux porteurs de barrette. Mais dans le même temps, fonctionnait dans le Borinage un charbonnage dont une fosse s'appelait … "La Barrette".

Le mardi 31 décembre 1793 fut donc organisée une réunion des "Maîtres de la Barrette". Le Prince de Cobourg ayant eu vent de ce Conseil d'Administration, crut qu'il s'agissait d'une réunion de Jacobins. Il y envoya 4 officiers, 30 grenadiers et un tambour. Les "Maîtres de la Barrette" sont arrêtés. On met les scellés. Un véritable Vaudeville… avant que la méprise ne soit arrêtée.

En 1793, suite à un discours remarqué d’un certain Danton, à Mons, le rattachement du Hainaut à la République française est voté dans la Collégiale Sainte-Waudru.
En 1795, les « Neuf départements réunis » sont officiellement rattachés à la France, et Mons devient chef-lieu du département de… Jemappes.
Cette époque est également marquée par les visites à Mons de l'Empereur Napoléon, en personne.

Napoléon était-il mondain?

La première visite de Napoléon à Mons date de 1804. Peu de temps après son sacre comme empereur à Notre-Dame, se rendant à Aix-la-Chapelle, il s'arrête à Mons, escorté à la fois d'un escadron de cavalerie et des fidèles mameluks de sa garde rapprochée. Le vin d'honneur lui fut offert comme il se doit à l'Hôtel de Ville par les Autorités qui, en grand apparat, lui présentèrent les clefs de la cité.

Concert et bal avaient été organisés en son honneur et le Maire avait annoncé à la bonne société la présence de S.M. Impériale. C'est dire si les messieurs étaient tous là en grande tenue chamarrée et les dames parées de leurs plus beaux atours.
Las! L'Empereur, à la fois fatigué et peu amateur de ce genre de mondanités, n'apparut pas, se faisant représenter en dernière minute. Il ne resta plus aux montois qu'à payer la facture: les frais de la réception, de l'illumination et du repas de l'escorte militaire s'élevèrent à 14.000 francs-or; somme on ne peut plus considérable pour l'époque.

Marie de Cronval, légende montoise

Sous ce titre, les Annales du Hainaut de 1838 ont fait paraître trois articles de Renier Chalon. En tous points conformes au contexte historique montois, nous n’avons pas encore pu vérifier si cette légende était authentique.

"Marie de Cronval était la fille d’un marchand de draps de la rue de la Chaussée, du nom de Bohut. Enrichi par son commerce, celui-ci achète contre 100 pistoles un titre de noble et devient ainsi, en 1777, Monsieur de Cronval, Ecuyer. Dès lors, il abandonne son commerce et prend une " maison fermée " dans un riche quartier de la ville, car un noble ne saurait travailler. Les époux rompent avec leurs anciennes connaissances et même avec leurs parents. Ils affectent tous les comportements de la noblesse : ils adoptent un blason, Monsieur porte l’épée, Madame fréquente les salons des chanoinesses et tous deux suivent assidûment tous les enterrements " comme il faut ".

Dès ce moment, ils interdisent à leur fille unique tout espoir de marier un jour son galant, Henri Latour, demeuré roturier. Un jeune homme pourtant aimable et fortuné, qui de plus sauve une nuit le père des mains de trois voleurs qui, après sa bourse, s’apprêtaient à lui dérober la vie.

C’est que les parents y tiennent à leurs privilèges. Ils participent même avec ardeur à cette étrange Révolution brabançonne, qui n’a d’autres fins que de maintenir les processions religieuses, les cimetières en ville, les antiques privilèges de la noblesse et du clergé, et les moyenâgeuses souverainetés locales. Monsieur de Cronval, fort et fier de sa nouvelle dignité, aux premiers rangs de ces lions de papier et ne saurait souffrir une mésalliance dans sa famille si récemment anoblie. Mais la jeune fille tient bon. Et plutôt que d’épouser le pauvre fils cadet du Conseiller Piercot, d’une vieille noblesse de robe, elle préfère rentrer dans les ordres chez les Bénédictines.
Toutefois, le jour de ses vœux, quand l’officiant l’interroge selon la formule consacrée « Que demandez-vous ma fille ? », elle répond haut et clair : « Je prends pour époux Henri Latour ici présent ! ». Et Henri, fendant la foule, répète à son tour la phrase sacramentelle. Les voilà bel et bien mariés, selon les règles et décrets du Concile de Trente. Les parents protestent. La jeune fille s’évanouit et est ramenée en vitesse au couvent, tandis que le jeune homme fuit le pays, en attendant le jugement réclamé par le père furieux. L’Official donne raison à la famille et Marie prend le voile.

Quelques temps après, réunis dans un cabaret autour du « Comte » Tallard, le Chef de la Musique Turque et le meneur des troubles, nos révolutionnaires conservateurs se remémorent bruyamment leurs exploits. Mais, une nouvelle vient troubler l’assemblée. Henri Latour, ce séducteur de fille noble, serait de retour. Qui plus est, on aurait vu un homme s’échapper du jardin des Bénédictines, où l’on aurait entendu la même nuit les cris d’une femme qu’on entraîne de force.

Pour Clapette, le figaro impertinent, pas de doute ! Voilà une belle audace de l’amour. Pour Tallard, le bravache tonitruant, rien à faire ! C’est un complot et une provocation contre la noblesse et la religion. Trois jours plus tard, la cloche du couvent annonce la mort de Marie de Cronval. En 1836, lors de travaux de terrassement à l’ancien couvent, les ouvriers découvrent le squelette enchaîné d’une religieuse portant au doigt un anneau d’or, marqué seulement, sur la face intérieure, de ces deux lettres : « H » et « M ».

Une ville remodelée

Suite à la chute de l'Empire français (1814), le roi Guillaume des Pays-Bas opte pour un plan de défense prévoyant trois lignes de forteresse. Mons en est la première!

La démolition des vestiges des fortifications antérieures fait place au projet de la nouvelle fortification de la Ville, établi par le capitaine ingénieur hollandais Van de Polder. Commencés en 1817, les fortifications sont pratiquement achevées en 1822. Par ailleurs, on construit dans la Ville la caserne d'infanterie Guillaume (Major Sabbe), aujourd'hui Carré des Arts. On construit aussi la caserne de cavalerie Léopold, démolie lors de la Seconde Guerre mondiale.

Mons est une citadelle! Fonctionnaires, juristes, militaires, petits commerçants, religieux peuplent la cité. Le grand négoce et la haute industrie ont déserté la Ville, de même que la noblesse, qui s'installe à la campagne.

En s’opposant farouchement à la garnison hollandaise en 1830, les Montois participent pleinement aux « journées de septembre », qui mèneront à l’indépendance du pays. 7 février 1831: promulgation de la Constitution belge. La Belgique devient une monarchie parlementaire, avec séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

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