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Petit dictionnaire des personnalités montoises

A


Accarain, Antoine (1806-1839)
Médecin et poète, né à Nimy. Décède prématurément à Mons à l'âge de 33 ans. Il a notamment collaboré à "l'Encyclopédie des Sciences médicales" de Mons et rejoignit la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. Il prônait l'établissement de maisons de santé dans les villages, afin de venir en aide aux populations fragilisées.
Il est par ailleurs l'auteur de poèmes qui se rattachent au courant romantique, représenté également à Mons par Henri Delmotte et Adolphe Mathieu.

André, Robert (1925-2001)
Professeur et homme politique. Licencié en sciences géographiques à l'ULB, il est d'abord professeur à l'Athenée royal de Mons. En 1963, il défend une thèse de doctorat sur le thème de la structure par âge dans le Hainaut. Il devient alors chargé de cours de démographie à l'ULB, puis à l'Université de l'État à Mons, et membre de l'Académie royale de Belgique.
Nombre de ces travaux portent sur la démographie du Hainaut, et en particulier des régions de Charleroi et de Mons-Borinage. Lauréat du prix de la Pensée wallonne (1983) et du prix des Amis du Hainaut (1988).
Sur le plan politique, il est conseiller communal socialiste à Flénu (1958), puis échevin, en charge de l'aménagement du territoire et de l'instruction publique, d'abord à Flénu (1965-1971), puis à Jemappes (1971-1976) et enfin à Mons (1977-1994).

Arnould, Aurélien (1914 - 2001)
Historien et professeur. Licencié en histoire en 1937, il voit sa carrière de chercheur interrompue par la guerre. Il s'installe à Mons et y devient archiviste aux Archives de l'État (1943-1950). Il est aussi chargé de cours à l'Institut supérieur de Commerce du Hainaut (Warocqué) (1944-1957). En 1949, il est promu docteur en histoire de l'ULB, puis professeur jusque sa retraite en 1981.
De 1950 à 1960, il est également conservateur de la bibliothèque publique de Mons et des musées Chanoine Puissant. Il publiera aussi des articles sur l'histoire des finances publiques et de la fiscalité, la démographie historique, la géographie historique, l'histoire régionale et le folklore.
Franc-maçon, il est membre de la loge La Parfaite Union à Mons.

B


Baudouin VI (1171- 1206)
Comte de Hainaut et de Flandre. Il devient comte de Hainaut à la mort de son père Baudouin V, en 1195. En 1200, il accorde avant son départ pour la croisade, les chartes pénale et féodale au comté. Au cours de cette croisade, il sera fait empereur, à Constantinople. Fondateur de l'Empire latin issu de la IVe croisade.
Baudouin VI a sa statue, réalisée par Jean-Joseph Jacquet, place de Flandre à Mons (1868)

Bertin, Charles (1919-2002)
Fonctionnaire et homme de lettres. Neveu de l'auteur Charles Plisnier. Inscrit au barreau de Mons en 1943, il est chef de cabinet adjoint du ministre du Travail et de la Prévoyance sociale Léon-Éli Troclet en 1947.
Très jeune, il entre en poésie (1939), qu'il abandonne après quelques années mais reprend à la fin de sa vie. Ses oeuvres dramaturgiques sont mises en scène en Belgique, notamment au Théâtre royal du Parc, mais aussi à l'étranger.
Il est également l'auteur de deux livres essentiels : Les Jardins du désert (1981), métaphore sur les relations de l'homme avec le pouvoir, et La Petite Dame en son jardin de Bruges (1996), récit imaginaire de l'enfance retrouvée.

Bervoets, Marguerite (1914-1944)
Docteur en philosophie et lettres, professeur. Résistante arrêtée par les Allemands en 1942, prisonnière politique, condamnée à mort (le 12 mars 1944) et décapitée à Wolfenbüttel (le 7 août 1944).
Sa mort tragique et la volonté pugnace de sa mère, directrice du Lycée de Mons, pour commémorer son souvenir, font d'elle une figure emblématique de la résistance dans le Hainaut.
Le Lycée royal de Mons porte son nom, à l'instar de rues à Forest, Mons et Paris.

Buisseret, Louis (1888-1956)
Artiste peintre et graveur. Né à Binche dans une famille modeste, Louis Buisseret a étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Mons chez le graveur Louis Greuze (où il rencontre un certain Anto-Carte), puis le peintre Emile Motte, avant d'aller à l'Académie de Bruxelles suivre des cours de dessin et de peinture. Premier Grand Prix de Rome en 1911 pour la gravure, il est marqué par son voyage en Italie et la découverte de la Renaissance. Il obtient le prix du Hainaut en 1919. Il fonde, en 1928, le groupe Nervia avec Anto-Carte et Léon Eeckman. Nommé professeur à l'Académie de Mons en 1929, il en est directeur entre 1940 et 1949. Il participe à de très nombreuses expositions personnelles et en groupe, en Belgique et à l'étranger. Il expose à la Biennale de Venise en 1948.

Homme serein et équilibré, il n'a cessé de peindre ses proches, à commencer par sa femme Emilie Empain, qu'il a épousée en 1922 à La Louvière. En fait, tous ses portraits féminins la représentent. En 1997, le Musée des Beaux-Arts de Mons lui consacre une importante rétrospective, sortant ainsi de l'ombre un artiste trop méconnu, pourtant l'un des fers de lance du groupe Nervia. Il fut le peintre de la pensée, le plus latin des peintres wallons, un professeur ordonné, tolérant, affable, distingué et délicat.

C


Capiaumont, Henri-Joseph (1743-1808)
Médecin obstétricien. Docteur en médecine et en chirurgie, il est nommé professeur à l'école d'accouchements ouverte à Mons par les États en 1776, et y poursuit son enseignement jusqu'en 1802. A la demande de ces mêmes États, il rédige un manuel destiné à la formation des chirurgiens et des sages-femmes, publié en 1775. Cet ouvrage est composé de quarante leçons qui décrivent les différentes phases de l'accouchement et les difficultés qui peuvent se présenter au cours de celui-ci. L'auteur s'inspire des connaissances les plus modernes de son époque, mais les adapte avec clarté et concision. Il insiste sur l'importance du rôle psychologique de la sage-femme. L'ouvrage connaît un grand retentissement : il est vendu à Paris et sert à l'enseignement des sages-femmes pendant près d'un demi-siècle. Le manuscrit original est conservé à la bibliothèqne de l'UMONS.

Carte, Antoine (dit Anto-Carte) (1886-1954)
Peintre, illustrateur, scénographe, créateur de vitraux, il fut un des cofondateurs du groupe Nervia (1928). Formé d’abord à l’Académie des Beaux-Arts de Mons, il poursuit sa formation à Bruxelles puis à Paris. Il y rencontre Émile Verhaeren et découvre les symbolistes français, les peintres florentins et siennois du XVe siècle au Louvre. Il subit alors l’influence des peintres italiens du Qattrocento.
En 1929, il reçoit la médaille d'or à l'Exposition internationale de Barcelone. Il est élu membre de l'Académie royale de Belgique en 1951.

Anto-Carte est un peintre à la fois expressionniste et symboliste. Ses thèmes religieux, ses scènes de genre ou ses paysages représentent des figures humaines issues du monde ouvrier ou paysan. DEs vitraux d'Anto-Carte sont visibles à la Faculté polytechnique de l'UMONS (boulevard Dolez), ainsi qu'à la Faculté Warocqué (Les Morts pour la patrie, 1927). Il a créé à plusieurs reprises des affiches pour des événements montois ou borains.

Clesse, Antoine (1816-1889)
Poète, chansonnier, compositeur, armurier, il se servit de son art pour développer les idées à connotation sociale, la défense de l’ouvrier, de l’artisan, du paysan. Il égratigne l'égoïsme bourgeois, chante l'instruction obligatoire et le droit de vote pour "l'honnête homme qui sait lire et écrire". Il préside le Cercle lyrique montois.  Un buste d'Antoine Clesse se trouve sur la Place du Parc.  Il surplombe une statue, sur laquelle on peut lire: "Soyons unis ! Flamands, Wallons, ce ne sont là que des prénoms, belge est notre nom de famille". On y lit aussi un extrait de la chanson de 1852, bien connue des étudiants : "À plein verre, mes bons amis, il faut chanter la bière du pays!".

Collard, Léo (1902-1981)
Docteur en droit, avocat, membre du POB dès 1926, il est élu conseiller communal et député en 1932. Échevin en 1947, il devient le premier bourgmestre socialiste de Mons en 1953, et le restera jusqu'en 1974. Il est également ministre de l’Instruction publique lors de la négociation du Pacte scolaire (1954-1958), et ministre d’Etat. Il sera aussi président du PSB (Parti socialiste belge) entre 1959 et 1970.

Cornet, Jules (1865-1929)
Géologue, il prospecta au Congo belge et y découvrit les énormes richesses minérales (cuivre) de ce « scandale géologique » qu’était le Katanga. Il est considéré comme le "fondateur" de la géologie congolaise.
En 1897, il est nommé professeur à l'École des Mines de Mons (faculté polytechnique actuelle). Pendant plus de trente ans, il se consacre pleinement à l'enseignement, à ses études géologiques en Belgique, et à la rédaction de communications et de traités de géologie.
Grâce à lui, le bassin montois est l'un des territoires les mieux connus au monde au niveau géologique.

Cuvelier, Georges (1889-1961)
Restaurateur. Issu d'une famille de mineurs, il souhaite échapper à cette profession. Il travaille comme groom, serveur puis garçon d'hôtel (en Allemagne, en Angleterre et à Bruxelles). Il devient premier maître d'hôtel du Palace Hôtel à Bruxelles. En 1926, il ouvre un bistro au boulevard Lemonnier, "Chez Georges". En 1936, l'établissement déménage à la place Rouppe, et sera baptisé "Comme chez soi". Sa fille unique épouse Louis Wynants (1937). Georges passe la main à son gendre et s'installe à Mons. Entretemps, le "Comme chez soi" est devenu l'institution gastronomique que l'on sait.

D


Daubin, Venant (1892-1973)
Ecclésiastique et professeur. Professeur de langues vivantes au collège Saint-Augustin à Enghien, il est mobilisé comme brancardier dans l'armée belge, en 1914. Ordonné prêtre à Boulogne, il devient aumônier militaire. Démobilisé en 1919, il reprend ses cours, avant d'être nommé directeur de l'École supérieure commerciale et consulaire (la future FUCAM) à Mons. Il y assure également des cours de philosophie, psychologie et morale. Il est le premier belge à recevoir le doctorat honoris causa de l'Université de Montréal. Il s'insipire des universités américaines pour la construction du nouveau campus de la FUCAM, sur le site de la Bascule, chaussée de Binche.

De Bettignies, Claude-Joseph (1675-1740)
Architecte et sculpteur. Il contribue à la reconstruction de Mons après le siège dévastateur de 1691. En 1699, il propose aux chanoinesses du chapitre de Sainte-Waudru un dessin pour un nouveau Car d'Or. Il le réalise et se voit nommer sculpteur à vie du chapitre de Sainte-Waudru.
Il devient maître des ouvrages de la ville de Mons. Il est l'architecte du couvent et de la chapelle des Ursulines (1711); du couvent et de la chapelle des Visitandines (place du Parc, 1717); l'église Sainte-Élisabeth (1723-1732); une aile du collège de Houdain (Faculté Polytechnique de Mons); ou encore la chaire de vérité en la collégiale Sainte-Waudru.
Son portrait est conservé à l'hôtel de ville de Mons.

De Boussu, Gilles-Joseph (1681-1755)
Historien et littérateur. Diplômé en droit, il siège au sein du Magistrat de Mons, comme échevin et à plusieurs reprises entre 1714 et 1742.
De Boussu a écrit pour le théâtre. On lui doit des tragédies et deux livrets d'opéra. Des oeuvres oubliées.
Par contre, il est plus connu pour son travail d'historien, avec notamment une Histoire de la ville de Mons (1725). 

De Bouzanton, Louise (?-1593)
Dame d'oeuvres. Sans enfant, elle consacre sa fortune à la fondation d'un hospice pour les orphelins à Mons. Elle entoure les pensionnaires de soins maternels, tout en dirigeant elle-même l'institution, jusque sa mort.
La rue de Bouzanton est créée sur le lit de la Trouille, lors de son détournement en 1872. L'institution change d'affection en 1926, devenant un home pour personnes âgées. Le bâtiment est classé depuis 1977. Aujourd'hui, le bâtiment est occupé par le CPAS de Mons.


Defuisseaux famille (XIXe et XXe siècles)
Nicolas (1802-1857): avocat, homme politique et industriel, il est inscrit au barreau de Mons jusqu'en 1847. Conseiller communal à Mons, il devient conseiller provincial et enfin sénateur libéral, en 1852. En 1854, il quitte la politique pour se consacrer à l'industrie. Il rachète une fabrique de céramique à Baudour, qui deviendra la Manufacture de porcelaine de Baudour. 

Léon (1841-1906) : homme politique, il est député libéral progressiste de Mons (1870-1881), avant de rejoindre son frère Alfred au POB. Il est élu député POB en 1894 et siège jusqu'en 1900.

Alfred (1843-1901) : juriste, parlementaire socialiste, il s'inscrit au barreau de Mons, où il se spécialise dans les ouvriers victimes d'accidents de la mine. En 1884, il s'engage dans la campagne pour le suffrage universel, lancée par le Parti ouvrier belge. Il rédige alors le célèbre « Catéchisme du Peuple », un pamphlet vendu à plus de 200.000 exemplaires. Impliqué dans le procès du Grand Complot (1889), il est suspecté de fiomenter une guerre civile. Il sera acquitté. Il est élu député POB en 1894 et reste député jusqu'à sa mort.

Fernand (1848-1912) : industrierl et homme politique, fils de Nicolas. Il hérite de la Manufacture de porcelaine de Baudour. Il consitue la SA Produits cérémiques de Baudour, qui se spécialise dans la porcelaine de table haut de gamme et courante.

De Lassus, Roland (vers 1532-1594)
Compositeur, fit carrière en Italie et à Munich, où il fut le maître de chapelle des ducs régnants (dès 1563). Il est alors appelé « Prince des musiciens ». Il fut de fait l’un des maîtres de la musique polyphonique de la Renaissance, excellant tant dans la musique profane que dans les œuvres religieuses.

Demerbe famille (XIXe et XXe siècles)
Victor Demerbe (1839-1910). Fonde en 1869, à Jemappes, la société en commandite Laminoirs, forges et fonderies de Jemappes. Celle-ci fabrique des aciers marchands et des profilés laminés à chaud.

Arthur Demerbe (1864-1927). Fils de Victor, il succède à son père en tant qu'administrateur-gérant des Forges et laminoirs de Jemappes, où il fonde les laminoirs à froid. Sa réussite lui ouvre la présidence de la Chambre de commerce de Mons. En 1899, il prend part à la création de l'Institut commercial des industriels du Hainaut (future faculté Warocqué de l'UMons). Libéral, il est élu consiller provincial de 1904 à 1908, et sénateur à deux reprises (1912 et 1918-1927).

Georges Demerbe (1900-1976). Fils d'Arthur, il prend la relève. L'usine fermera en 1986. Deux rues de Jemappes portent les noms de Victor et d'Arthur Demerbe.

Demoustier, Fernand (dit Dumont, Fernand) (1906-1945)
Poète et écrivain. Diplômé de droit, il découvre les écrits d'André Breton, lui rend visite, et se rapproche du groupe surréaliste de Bruxelles, avant d'adhérer en 1935 au groupe Rupture. Son premier ouvrage, À ciel ouvert (1937), comporte trente et un poème. La deuxième publication de Dumont, La région du coeur, est éditée en 1939. Il écrira également le Traité des fées (1942), qu'il dédie à sa fille Françoise. Arrêté comme "suspect" en 1942 en raison de son passé fran-maçon et antifasciste, il est incarcéré à la prison de Mons. Il meurt en 1945 au camp de Bergen-Belsen, sans avoir été jugé.

Dethuin, Désiré (1801-1868)
Notaire et homme politique. Licencié en droit, avocat et notaire à Mons, il est conseiller communal libéral dès 1836. Puis il devient échevin en 1846, et finalement bourgmestre de 1849 à 1866. Durant son mandat, il se préoccupe de la salubrité publique en aménageant le nouveau Marché aux poissons (1856). Il sera aussi sénateur de 1851 à 1863. 
Dès 1860, la maladie le contraint à renoncer à ses activités.

D'Hondt, Jacques (1920-2013)
Artiste scénographe. Il commence sa vie artistique au théâtre entre la pantomime, les marionnettes, avant de réaliser des décors, notamment pour l'Institut national de radiodiffusion (INR, ancêtre de la RTBF). Il conçoit de nombreuses affiches de cinéma, et confectionne plusieurs affiches officielles de la Ducasse de Mons. Il s'illustre au théâtre, à l'opéra ou au ballet, en réalisant plusieurs décors. Il travaille pour Maurice Béjart, au Festival d'Avignon en 1966, pour la Symphonie pour un homme seul. 
Il réalise la gigantesque fresque qui décorait (1958-2012) la salle des pas perdus de l'ancienne gare de Mons.
Il s'occupera encore des décors du Jardins extraordinaire, de Zygomaticorama, pour la RTBF. Dans le clip de la chanson d'Adamo, Vous permettez, Monsieur ?, en 1964, il interprète le rôle du papa.

Dolez François (1806-1883)
Avocat au barreau de Mons dès 1827, il occupe à plusieurs reprises la fonction de bâtonnier. Libéral, il est échevin des Travaux publics à Mons de 1836 à 1840. Il met la politique de côté pendant dix-sept ans, mais y revient en force en 1857. Puisqu'il devient bourgmestre de Mons de 1866 à 1879. Sous son mandat, il finalise la démolition des fortifications, le tracé des boulevards et de nombreuses rues, ainsi que la construction de plusieurs bâtiments publics.
Il fait détourner la Trouille du centre de la ville, et fait aménager le premier système de raccordement à l'eau courante, grâce à la machine à eau. Il est sénateur de 1866 à 1882. Il a donné son nom à l'un des boulevards qu'il avait fait percer.

Dubois, Abel (1921-1989)
Homme politique. Bourgmestre de Mons de 1974 à 1989.

Du Broeucq Jacques (vers 1505-1584)
Architecte et sculpteur de la Renaissance, il édifia les châteaux de Binche, Mariemont, Boussu, le jubé de Sainte-Waudru (statues et reliefs en albâtre). Fut compromis lors de l’occupation de Mons par Louis Nassau en 1572 et protégé par les chanoinesses lors de la répression due au duc d’Albe. Jacques Du Broeucq fut un artiste non seulement très novateur, mais aussi l'un des plus raffinés et fascinants de son époque. Il est l'un des rares sculpteurs à avoir exploité les particularités de l'albâtre, notamment en fonction de la lumière qui contribue à conférer une vie mouvante à ses oeuvres et en harmonie avec la délicatesse du modelé.

Du Mont Jean-Bonaventure-Thierry, comte de Gages (1682-1753)
Chevalier de la Toison d’Or. Brillant capitaine au service du roi Philippe V, il prit une part active à la guerre de succession d'Espagne et termina sa carrière à Pampelune, comme capitaine général des armées et vice-roi de Navarre.

Dupuis, Jacques (1914-1984)
Architecte. Il est l'auteur de nombreux bâtiments publics et privés, mais aussi de mobiliers, bijoux et objets. Il est encore décorateur et peintre abstrait. Ses projets tiennent toujours compte des habitudes de ses clients, avec une grande liberté d'expression.

Duriau, Alfred (1877-1958)
Peintre et graveur, il obtint le 1er Grand Prix de Rome de gravure en 1906. En 1901, il expose pour la première fois au Salon du cercle montois Le Bon Vouloir. Alfred Duriaux enseigne le dessin puis la gravure à l'académie des beaux art de Mons de nombreuses années (1912-1947). Son oeuvre se compose essentiellement de portraits, de paysages, de natures mortes, de vues de la ville de Mons.

F


Fétis, François-Joseph (1784-1871)
Musicien, compositeur, interprète, musicologue. Il débute très jeune l'apprentissage de l'orgue, du piano, du violon et de la composition. En 1800, il quitte Mons pour étudier au conservatoire de Paris. Entre 1820 et 1832, il monte sept opéras, dont La Vieille (1827). Il est nommé premier directeur du conservatoire de Bruxelles. Il entame l'édition d'un vaste dictionnaire, la Biographie universelle des musiciens (1835-1844), oeuvre emblématique de la mucicologie, discipline scientifique dont la paternité lui est souvent attribuée. Il rédige également des anthologies, des manuels et des méthodes, dans lesquelles il compile le meilleur des traités existants sur le sujet.
Auteur d'une Histoire générale de la musique depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1869-1876), i y aborde, ce qui est novateur pour l'époque, des sujets à dimension ethnomusicologique.
Son importante collection d'instruments de musique constitue la base sur laquelle s'est construit le Musée des Instruments de Musique de Bruxelles.

G


Garnir George (1868-1939)
Journaliste et homme de lettres. Docteur en droit et inscrit au barreau de Bruxelles dès 1892, il débute en littérature en 1886, sous le pseudonyme de George Girran. Il met sa plume au service des théâtres et écrit notamment des centaines de revues. En 1891, il publie son premier roman, Les Charneux. Moeurs wallonnes. Après la guerre paraît une trilogie où le célèbre Tartarin de Tarascon rencontre, à Mons, un héros, compère digne de lui, Gédéon Gardelieu.
Garnir collabore au Soir, à La Nation, à L'Indépendance, au Petit Bleu, à L'Étoile belge, avant de fonder l’hebdomadaire « Pourquoi pas ? » avec Léon Souguenet et Louis Dumont-Wilden, en 1910.
En tant que poète, il est l’auteur du Semeur, chant des étudiants de l’Université libre de Bruxelles.

Gendebien, Alexandre (1789-1869)
Avocat, membre du gouvernement provisoire, membre du Congrès National (1830) puis de la Chambre des représentants, diplomate et ministre de la justice.

Gillis, Marcel (1897-1972)
Peintre, poète et chansonnier. Au début de la Première Guerre mondiale, il est déporté dans le Nord de la France. Il commence à réaliser des caricatures et écrit des textes de chansons. De retour à Mons, il entre à l'Académie des Beaux-Arts. Il peint pendant ses moments de loisir. Les journaux L'Avenir du Borinage et La Province publient ses caricatures. En 1928, il est nommé conservateur du Musée des Beaux-Arts de Mons, poste qu'il occupe jusqu'en 1962.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il est incarcéré un temps à la prison de Mons, accusé d'avoir écrit dans un journal clandestin. Il puise son inspiration dans la réflexion religieuse (il est protestant) mais aussi dans le monde du travail et dans le folklore local.
Parmi ses toiles les plus connues, citons Les Anges de Mons (1934), qui évoque la légende selon laquelle des anges sont apparus aux soldats britanniques à Mons en 1914.
Un mémorial, inauguré en 1975 dans le Jardin du Mayeur, oeuvre du sculpteur Raoul Godfroid, lui est dédié.

Godart, André (1933-2013)
Architecte. Enseignant à l'Institut supérieur intercommunal d'architecture à Mons (ISIAM), aujourd'hui rattaché à l'UMons, il en sera le directeur dès 1983. Sa théorie repose sur une architecture intégrée dans un site bâti, urbain et connu en profondeur par le concepteur.L'aménagement de la rue du Parc est une illustration lumineuse de ses théories. Des exemples d'édifices anciens rénovés, transformés sont dispersés dans le bâti montois. Il obtient de nombreux prix et récompenses. Ses rélfexions sur la requalification du centre historique de Mons l'amènent à fonder, en 1970, Sauvegarde et Avenir de Mons.
Il a consacré sa vie à l'architecture, à l'urbanisme et à la préservation du patrimoine, dans le respect du passé sans être passéiste, et des courants contemporains sans être outrancier. Un juste équilibre.

H


Halsberghe, Camille (1918-1997)
Homme de radio et de théâtre. Mobilisé et envoyé dans un camp de prisonniers lors de l'invasion de la Belgique en 1940, il découvre un intérêt pour le théâtre. Après la Guerre, il devient programmateur et metteur en ondes à Radio Hainaut. Il marque l'INR de son empreinte et rénove les émissions théâtrales, dialectales et enfantines. Il dirige la station du Hainaut à partir de 1960. Ses programmes réguliers présentent la volonté de décentraliser et vulgariser la culture auprès du jeune public. Il termine sa carrière professionnelle à la RTBF en tant que directeur de la radio (1982-1983).

Hardenpont Nicolas (1705-1774)

Prêtre et pomologue. Diplômé en théologie de l’Université de Louvain, il devient prêtre séculier à l'église Saint-Nicolas-en-Havré. Passionné par la botanique, il est considéré comme le premier semeur de variétés de poires. Il contribue à la création de la pomologie moderne. Dans son jardin, au pied du mont Panisel, il crée de nouvelles variétés de poires, de très bonne qualité. Parmi celles-ci, La Beurré d'Hardenpont, apparue en 1759, a rencontré un énorme succès.
La famille Hardenpont est rappelée par la plus ancienne tombe du cimetière de Mons, créé en 1784. Une rue montoise porte le nom d'Hardenpont.

Heupgen Paul (1868-1949)

Docteur en droit, il est inscrit au barreau de Mons de 1891 à 1921. À l'âge de 53 ans, il est nommé juge des enfants au Tribunal de première instance de Mons. Parallèlement, il enseigne un cours de législation industrielle et minière à la Faculté polytechnique de Mons, de 1909 à 1933. Il fonde les cours provinciaux d'administration à destination des cadres des administrations provinciales et communales.
Érudit, passioné d'histoire locale, il publie de nombreux articles dans les Annales du Cercle archéologique de Mons. Il rédige également des chroniques intitulées vièseries, dans le journal La Province.
Il est le fondateur du musée du folklore et la vie montoise (ou Maison Jean Lescarts), inaugurée en 1934. Il a également un rôle important dans la réalisation de la statue du Ropieur (1937, par Léon Gobert), dans le jardin du Mayeur, aménagé dans les années 30.

Honoré, Fernand (1920-2002)
Boxeur. Ce flénusien solde sa courte carrière amateur de quatre mois par quinze victoires, un nul et trois défaites. Il prend sa licence professionnelle en 1941. Il remporte son premier combat face à Van Noten, pourtant plus lours de 14 kilos. Il met k.-o. le champion de Belgique des poids lourds au 1er round. Lors d'un match exhibition est organisé au Palais des Sports de Bruxelles, contre le champion du monde en titre, Joë Louis.
Sa carrière se termine prématurément en 1953, suite à une fracture du péroné.
 

Houzeau de Lehaie, Jean-Charles (1820-1888)
Astronome, il se consacre également au journalisme afin de combattre les injustices sociales. En 1846, il entre à l'Observatoire royal de Bruxelles, dont il est déstitué en 1849, à cause de son adhésion au mouvement démocratique et républicain. En 1856, il part aux États-Unis, où il lutte contre les planteurs esclavagistes. Il participe même en tant que journaliste et publiciste à la guerre de Sécession.
À son retour en Belgique, il dirige l'Observatoire royal à Uccle (1876-1883).
L'apport scientifique de Houzeau touche à la fois l'astronomie, les sciences de la terre (développant une vision globale de la discipline, insistant sur les rapports entre le sol et ses habitants), et les sciences naturelles (dont son Étude sur les facultés mentales des animaux, en 1872).
Deux ans après sa mort, la Ville de Mons inaugure, à la place Louise, un monument à sa mémoire (réalisé par le sculpteur Charles Van Oemberg). Il s'agit de la première colonne météorologique de Belgique.

Hubert Joseph (1822-1910)
Ingénieur civil et architecte de la Ville de Mons à l'époque de sa grande transformation. Il signe les plans du pavillon du Waux-Hall, inauguré en 1864. On lui doit également plusieurs édifices publics tels que le Tir communal (1868), l'Hôpital civil (1869-1875), l'école normale de l'État (1872-1876), la Machine à eau (1871), ou encore l'école primaire pour filles de la rue des Arquebusiers, qui lui vaut une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris (1878). 
En 1898, il dirige son dernier chantier : les travaux de dégagement des abords de la collégiale Sainte-Waudru, et l'amélioration de l'escalier du grand portail érigé en 1840.

Hublard Émile (1863-1927)
Enseignant et conservateur de la bibliothèque publique de Mons (1894), du musée d'Histoire naturelle (1902) et du musée des Beaux-Arts (1919). Docteur en sciences à l'université de Gand, puis à l'ULB, il fait carrière dans l'enseignement professionnel d'horticulture de la Ville (1892). Il s'implique dans la vie intellectuelle montoise et devient notamment président du Cercle archéologique de Mons (1922-1925).
Il est l'auteur de plusieurs publications traitant essentiellement d'histoire naturelle et d'histoire locale. Il modernise le fonctionnement de la bibliothèque de la Ville, en adoptant la classification décimale universelle (CDU) et le catalogue sur fiches. Il est aussi à l'origine du musée régional créé au sein du musée d'Histoire naturelle.

J


Jacobs, Gustave (1891-1986)
Sculpteur, médailleur et musicien. Il réalise le monument en hommage à Charles Simonet (place d'Havré, 1927), l'hommage aux littérateurs montois (Jardin du Mayeur), la décoration monumentale du bâtiment du Gouvernement provincial (rue Verte), ou encore le monument des fusillés à Jemappes.
Il est également professeur de clarinette au Conservatoire royal de Mons. Gustave Jacobs est particulièrement attentif au dur labeur des travailleurs, qu'il traduit dans des sculptures expressives, sobrement stylisées.
En 2004, les autorités montoises lui rendent hommage en donnant son nom au jardin reliant le quartier Rachot à la rue d'Havré.

Jean d'Avesnes (vers 1250-1304)
Comte de Hainaut, en conflit avec les Dampierre, il pratique une politique assez belliqueuse. Il prend toutefois des décisions tendant à peupler la ville de Mons et à lui conférer une autonomie financière par des mesures économiques, en contrepartie de la charge de s'entourer de remparts.

L


Lamir, Élie (1838-1902)
Philanthrope. Il exerce la profession d'actuaire et amasse une grande fortune par de lucratives opérations en bourse. Par testament, il lègue ses biens à la création d'une fondation en faveur des orphelins nés à Mons. Ce legs de plus d'un million de francs éveille la convoitise d'une soixantaine d'héritiers potentiels mais fort éloignés. Des conditions sont imposées, dont la rénovation des locaux vétustes et insalubres de l'hospice fondé par Louise de Bouzanton. Le projet retenu maintient l'orphelinat existant pour les garçons, et contruit, chaussée du Roeulx, un nouvel établissement pour les filles. La guerre stoppera les travaux entamés et non achevés.
Une rue, qui relie la rue de Bertaimont à celle des Orphelins, perpétue le souvenir d'Élie Lamir.

Langue, Albert (1921-2013)
Musicien et fonctionnaire. Trompettiste, jazzman, compositeur, qualifié de "plus célèbre jazzman montois", il étudie le violon et la trompette au Conservatoire de Mons, de 1932 à 1941, pendant ses études secondaires. La découverte du jazz à la radio, de Louis Armstrong en particulier, l'amène à créer un orchestre d'amateurs, les Harlem Swingers. En 1945, il est engagé dans l'orchestre des Dixie Strompers. Il en devient directeur et le reste durant 25 ans. L'orchestre se produit dans toute l'Europe et accompagne les plus grands solistes interbationaux de passage en Belgique. Dont un certain Sydney Bechet, en 1955, lequel demande à Langue de créer un arrangement jazz de l'air du Doudou.
Il devient secrétaire communal de la Ville de Mons, et chef de cabinet des bourgmestres socialistes Léo Collard puis Abel Dubois. De 1983 à 1988, il est directeur du Théâtre royal de Mons. Il a également créé le festival de théâtre en rue "Mons passé présent", et participe encore à la fondation de la Maison du jazz en Hainaut, en 2000.

Lefrancq, Marcel (1916-1974)
Photographe et collagiste. Étudiant à l'institut Warocqué, il s'initie parallèlement à la photgraphie. En 1938, entraîné par Fernand dumont, il participe aux activités du groupe surréaliste Rupture. Il photographie les rues de Mons le jour et la nuit. En 1939, il fonde à Mons, avec Achille Chavée et Fernand Dumont, le Groupe surréaliste de Hainaut. Après la guerre, il participe à diverses réunions visant au regroupement des surréalistes de Belgique. Il installe son studio La Lanterne magique dans la rue d'Havré. En 1948, il adhère au tract des surréalistes contre... la nouvelle gare de Mons. La même année, paraît Aux mains de la lumière, son seul ouvrage, contenant photographies et poésies. En 1952, il déménage son studio dans la rue des Clercs. Il laisse une oeuvre d'une grande qualité graphique et technique.

Lejeune, Claire (1926-2008)
Femme de lettres. Elle entre en littérature en 1960, via la poésie et la philosophie. D'un séjour au Québec féministe surgit un premier essai : L'Atelier (1979), où ses trhèmes de prédilection aparaissent déjà, tels le rejet du patriarcat, le remplacement de la patrie-matrie par la fratrie. Elle aborde ensuite le théâtre : Ariane et Don Juan ou Le Désastre (1997) propose un nouveau dialogue homme-femme. Parallèlement, elle fonde, en 1962, les Cahiers internationaux du symbolisme, puis, en 1965, Réseaux, deux revues devenues publications du Centre interdisciplinaire d'études philosophiques de l'Université de Mons (CIÉPHUM). Elle expose également ses "photographismes", obtenus par solarisation de négatifs. Elle obtient le prix Canada-Communauté française de Belgique (1984) et le prix Deneyer (1995). Elle est élue à l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, en 1997.

Léonard, Henri (1896-1959)
Fonctionnaire, artiste et écrivain. Fonctionnaire à la Ville de Mons, il en devient le secrétaire communal entre 1946 et 1954. Passionné par les Beaux-Arts, il suit des cours de dessin, notamment auprès d'Anto-Carte. Il est l'auteur d'une abondante oeuvre graphique et picturale. Il dessine des affiches, notamment pour la Ducasse de Mons. Il illustre avec humour les ouvrages de divers auteurs montois. Écrivain, il publie en 1930 Les Braves Montois de 1830, récit romancé des événements révolutionnaires vus du côté du petit peuple de Mons. Il rédige de très nombreuses chroniques artistiques dans le journal La Province, sous la signature de Cinabre. Il conçoit aussi de nombreux décors de théâtre, ou des jeux radiophoniques.

Lescarts Jean (1851-1925)

Bourgmestre de Mons de 1905 à 1925, otage des Allemands à leur entrée dans la ville (août 1914). Attaché aux traditions locales, il donna son nom au musée du folklore et de la vie montoise.

Losseau, Léon (1869-1949)
Avocat, bibliophile et mécène. Docteur en droit et en sciences politiques et administratives, il prend une part active à la vie intellectuelle montoise. Membre de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, il présiden aussi le Cercle archéologique de Mons, de 1933 à 1937. Il est l'initiateur d'une encyclopédie provinciale consacrée au Hainaut, dont il finance les premières publications. Sa bibliothèq epersonnelle est riche de plusieurs milliers de volumes. Il possède un stock de l'édition originale d'Une saison en enfer, de Rimbaud. Dès 1945, Il plaide pour la création d'une université en Hainaut.
Son nom reste attaché à l'immeuble situé rue de Nimy, qu'il a modernisé en style Art nouveau par l'architecte Paul Saintenoy (1905-1914).

M


Maistriau, Victor (1870-1962)
Avocat, bourgmestre de Mons (1926-1953). Pendant la Première Guerre mondiale, il défendit avec courage, devant un tribunal de campagne, des résistants arrêtés par les Allemands et qui furent fusillés (1916). Il fut ministre de l'Instruction publique puis de la Justice. Ministre d'Etat.

Malapert, Charles (1581-1630)
Mathématicien et astronome. Il étudie la philosophie, avant d'entrer en 1600 au noviciat jésuite de Tournai pour étudier la théologie. Ordonné prêtre en 1609, il poursuit une carrière d'enseignant. En 1615, il publie des Poemata, réunissant diverses pièces littéraires. C'est surtout dans les domaines de l'arithmétique et de l'astronomie qu'il excelle. Il devient professeur d'arithmétique à Douai, avant d'obtenir une nomination à l'Université de Madrid. Il décède pendant le voyage vers la Castille.
On lui doit six ouvrages et manuels didactiques, où il expose d'ingénieux procédés de calcul, augurant les futures machines à calculer. Il est l'un des premiers utilisateurs du téléscope et expérimente diverses lunettes astronomiques. Il soutient des théories novatrices sur la surface de la lune. Il formule aussi des hypothèses originales sur les taches solaires et sur les comètes.
Un cratère lunaire et une rue de Mons commémorent aujourd'hui ce pionnier de l'astronomie.

Marbaix Du Graty, Alfred (1823-1891)
Militaire, diplomate, naturaliste et géographe.
Militaire, il tente de servir en Espagne (1844) et en Sardaigne (1848), mais quitte l'armée pour un poste à la légation de Belgique à Rio de Janeiro (1849). A la suite de dettes, il est contraint de démissionner (1850) et se met au service de la Confédération argentine. Il est nommé lieutenant-colonel après la bataille de Monte Caceros (1852), qui a contribué à renverser le dictateur argentin Rosas, au profit de Urquiza. Promu colonel, il obtient la nationalité argentine, est élu député au Congrès législatif (1856-1858) et est nommé sous-secrétaire d'État aux Finances et aux Affaires étrangères. Déchu de ses postes par la nouveau président Santiago Derqui (1860), il se met au service du Paraguay et... revient en Belgique (1861), comme chargé d'affaires de ce pays à Bruxelles.
Il est l'auteur de plusieurs livres : De la fabrication de la poudre de guerre dans la plupart des pays de l'Europe (1849) ; Mémoire sur les productions minérales de la Confédération argentine (1855) ; la Confédération argentine (1858)...
En 1942, son nom a été donné à une localité de la province argentine du Chaco : Coronel Du Graty.

Masson, Fulgence (1854-1942)
Avocat, homme politique, enseignant et journaliste. Docteur en droit, il entreprend une longue carrière d'avocat qui va faire sa renommée, à travers ses plaidoiries dans des affaires aussi retentissantes que celle du "grand complot" (prétendue machination contre la sûreté de l'État, en 1889) ; ou celle des "boulettes de Wasmes" (soi-disant empoisonnement d'un homme par son épouse, en 1926). Il se lance en politique et est élu consiller provincial libéral (1880-1894 et 1896-1900), consiller communal (1885), puis échevin de l'Instruction publique de la Ville de Mons (1888), et député (1904-1933).
Pendant la Première Guerre mondiale, ses protestations contre les déportations de civils belges lui valent d'être puis emprisonné en Allemagne. Dès la fin du conflit, il est nommé ministre de la Guerre. Ministre de la Justice de 1921 à 1925, Fulgence Masson multiplie les initiatives : protection de l'enfance, défense des familles nombreuses, statut des orphelins de guerre, assistance publique, condition féminine... Il est élevé au rang de ministre d'État (1925).
Journaliste dans l'âme, il collabore à de nombreuses organes de presse et fonde la SA "Presse libérale de Mons et de l'arondissement", dont le quotidien La Province.

Migeot Gaspard (1640-1703)
Imprimeur-libraire à Mons. Son officine semble avoir été un foyer de jansénisme (accueil d'exilés français). On lui attribue l'impression du Nouveau Testament dit de Mons.

Moutrieux, Pierre (1824-1908)
Enseignant, écrivain, poète et chansonnier. Après ses humanités, il exerce divers métiers : employé communal, commis aux contributions, comptable chez un commerçant, puis professeur dans des écoles privées. Parallèlement, il se consacre à la littérature dialectale, en patois montois et en français. Son oeuvre comprend des poèmes historiques et didactiques, mais surtout des fables et des chansons. Il alimente l'Armonaque de Mons, celui d'El Carïon d'Mons, et la gazette dialectale El Ropïeur. Ses oeuvres sont typiques de la littérature dialectale montoise, en raison de leur caractère enjoué, voire irrévérencieux. Une plaque commémorative sur les littérateurs montois, dont Pierre Moutrieux, est apposée sur un mur du jardin du Mayeur.

N


Navez, Léon (1900-1967)
Peintre, décorateur et enseignant. Il exerce divers métiers, dont celui de peintre... en bâtiment. En 1920, il tente sans succès d'entrer à l'Académie des Beaux-Arts de Mons, et prend alors des leçons privées. Il rejoint l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, où il suit des cours de dessin, peinture, décoration et peinture sur verre. Après un séjour à Paris, et voyage en Italie avec Anto-Carte, il revient à Mons en 1928, obtient le prix de Rome, et s'associe au groupe Nervia. En 1929, il est nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Mons. En 1930, il reçoit le prix du Hainaut. Son enseignement et ses qualités artistiques sont largement reconnus. Il est élu correspondant de la classe des Beaux-Arts de l'Académie royale de Belgique en 1957, et devient membre titulaire en 1960.

P


Panis, René (1910-1981)
Architecte et urbaniste. Nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Mons en 1941, il en assume la direction (1968-1969). Urbaniste reconnu, attentif à l'évolution des tendances architecturales, il s'insprire des réalisations anglaises en matière de cités jardins, et de l'architecture scandinave, pour ses projets d'habitations au parc du Bois-de-Mons.
Il réalise la cité Houzeau de Lehaie de la faculté polytechnique de Mons, logements pour étudiants dont les douze étages sont bâtis uniquement en maçonnerie portante de briques de terre cuite.
Il conçoit l'ancienne gare de Mons et le bâtiment du tri postal, détruits aujourd'hui. Son aphorisme préféré : "L'architecture se pratique à coups de gomme".

Plisnier Charles (1896-1952)

Docteur en droit, littérateur, romancier, poète. Prix Goncourt en 1937 pour Mariages, il fut le premier écrivain non français à obtenir cette distinction. Fondateur en 1919 de la revue Haro, et en 1929 de Prospections, il adhère au parti communiste et crée le journal Communisme. Mais il est également interpellé par les problèmes chrétiens.

Poumon, Émile (1916-2000)
Ingénieur et écrivain. Ingénieur chef aux Forges de Clabecq, il part d'Havré en 1938 pour s'installer à Vilvorde puis à Ixelles, avant de revenir dans sa maison familiale en 1989. Auteur de plus de quarante ouvrages sur des sites et bâtiments (châteaux, églises, abbayes, villes...) et sur les traditions et les artistes belges. Il est aussi l'auteur d'articles dans des revues telles que Hainaut Tourisme, No Catiau, ou La Vie wallonne. Actif dans de nombreuses associations littéraires et société d'histoire et d'archéologie. Il est l'initiateur de la restauration de la tour d'Enghien du château d'Havré.

Provost Jean (1462-1529)
Architecte, cartographe, décorateur, ingénieur et peintre. Installé à Bruges dès 1492. Membre de la guilde des peintres à Anvers dès 1493. Il travaille à la décoration de Saint-Donatien de Bruges (dès 1509) et participe à celle de la ville lors de la Joyeuse Entrée de Charles Quint (1520). Il est l'un des peintres de l'École flamande les plus réputés et les plus prolifiques de sa génération. Son oeuvre est ancrée dans la tradition brugeoise.
En 1525, il peint un Jugement dernier pour l'hôtel de ville de Bruges. Plusieurs de ses oeuvres sont conservées au Musée du Louvre.

Puissant Edmond (1861-1934)
Chanoine, enseignant et collectionneur. Ordonné prêtre en 1884, il est désigné vicaire dans la paroisse de Sainte-Élisabeth. Il enseigne la religion à l'athénée de Mons. Il se passionne pour l'archéologie et rassemble de nombreuses antiquités. L'abbé Puissant ambitionne de sauver plusieurs monuments voués à la destruction, par leur rachat et leur restauration, dont le château d'Havré. Il acquiert l'Attacat à Mons, situé sur l'ancien cimetière de la paroisse de Sainte-Waudru. Il y découvre la chapelle du XIIe siècle et y réalise de nombreux travaux pour y aménager des musées destinés à présenter ses collections. Il lègue à la Ville de Mons l'ensemble formé par le logis Notre-Dame, l'Attacat et la chapelle Sainte-Marguerite, où il est inhumé. Il lègue également ses collections, dont une bibliothèque estimée à 5000 volumes, et aujourd'hui conservée à l'UMons. C'est dans cette bibliothèque que se trouve le seul exemplaire connu en Belgique de la bible dite de Gutenberg.
Membre de plusieurs sociétés savantes, il ne laisse que peu d'écrits scientifiques. Il reçoit le titre de chanoine en 1925.

Q


Quignon, Georges (1884-1955)
Médecin et astronome amateur. Docteur en médecine, chirurgie et accouchements, il se spécialise en urologie. Il ouvre un cabinet à Mons en 1911. Sa réputation dans ce domaine dépasse nos frontières. En 1926, il dirige le service chirurgie de l'Hôpital civil de Mons. Il enseigne par ailleurs à l'École provinciale pour infirmières de Mons. Il est le premier médecin à pratiquer à Mons des injections intraveineuses (1911) et à réaliser une prostatectomie (1913).
Passionné d'astronomie, il devient vice-président de la Société belge d'astronomie en 1940. Il publie de nombreux travaux résultant de ses observations. Il publie également des articles de vulgarisation dans Le Journal de Mons et La Province. En 1920, il installe dans le jardin de son domicile à Mons un observatoire avec coupole tournante. En 1918, il est l'un des fondateurs de la Société des naturalistes de Mons et du Borinage, dont il assure la présidence de 1918 à 1925.

R


Raepers, Georges (1945-2012)
Fonctionnaire et réalisateur du Lumeçon de 1972 à 2002. Il est le principal artisan de la renaissance et de la reconstruction du Lumeçon, à partir des années 70. Il en a fait un événement mobilisateur, fédérateur et de cohésion pour toute la région montoise. Les mutations qu'il a effectuées sont nombreuses, avec notamment l'intégration de personnages féminins au sein du jeu. Il a contribué à la renommée internationale du Lumeçon, et à sa reconnaissance par l'UNESCO en 2005.
Un pavé doré commémoratif, portant son nom, ainsi qu'un panneau biographique, lui rendent hommage en haut de la rue des Clercs, précisément où, chaque année, le cortège du Lumeçon démarre pour se rendre sur la Grand-Place.

Rossel, Émile (1844-1915)
Publicitaire et patron de presse. Fils d'un typographe français installé à Mons, il interrompt ses humanités et rejoint la capitale pour devenir correcteur d'imprimerie au Journal de Bruxelles. À 28 ans, il lance une feuille hebdomadaire, Le Passe-temps, et fonde une modeste agence de publicité à Bruxelles. En 1887, il crée, avec Nicolas Corbelin et Edgard Roels, le quotidien bruxellois gratuit Le Soir. Le financement du journal est garanti par la publicité, fait inédit à l'époque. Le tirage passe d'environ 60.000 exemplaires en 1887 à environ 180.000 en 1914. Émile Rossel délègue la gestion d'une partie de ses activités à son fils, Victor.

S


Saey, famille (XIXe-XXe siècles)
Pâtissiers. Victor Saey (1870-1948) est placé en apprentissage à Mons, dans une pâtisserie de la rue des Capucins. Il épouse la fille de son patron, Victoria. Le couple reprend la maison familiale vers 1900. Victor met au point la recette des "macarons Saey".
Son fils, Pierre Saey (1905-1974), apprend le métier avec lui et lui succède. Dans les années 30, il achète la maison mitoyenne de son magasin et y installe un salon de dégustation.
Son fils, Jacques Saey (1934-1993) reprend le flambeau, avec le titre de maître pâtissier glacier chocolatier. En 1955, il fonde avec son père une deuxième pâtisserie Saey sur la Grand-Place de Mons (aujourd'hui Le Saint-Germain). L'entreprise devient une SPRL et s'étend, avec plusieurs maisons dans la région.

Sainctelette Henri (1851-1905)

Bourgmestre de Mons dès 1888, docteur en droit, sénateur, spécialisé dans les problèmes d'accidents du travail et du transport, continua l'œuvre d'urbanisation du pourtour de la ville, commencée par François Dolez.

Saintenois, Jean-Pierre (1933-2004)
Architecte et urbaniste. Très vite connu et reconnu, il crée à Mons le Baus (Bureau d'architecture et d'urbanisme Saintenois), qui décroche de nombreuses missions (logements privés, collectifs et sociaux, centres sportifs et culturels, écoles, complexes industriels...). Il a rénové l'immeuble classé du XVIIe siècle occupé pat le Conservatoire royal de Mons, rue de Nimy. Ce projet obtient un prix à la Biennale mondiale d'architecture à Sofia (1987), ainsi qu'un prix décerné par Sauvegarde et Avenir de Mons (2000). En 1988, il est le premier architecte à recevoir le prix de la Pensée wallonne.

Simonon, Léonard (1827-1905)
Pédagogue et fondateur de l'Institut pour aveugles de Ghlin. Né dans une famille aisée, il perd la vue, enfant, suite à un accident domestique. Volontaire et très intelligent, il acquiert une réelle autonomie. Passionné de littérature et de musique, il poursuit ses études et voyage, seul au Danemark. Établi à Kiel, il y crée une école pour aveugles. En 1874, après la perte de trois enfants victimes d'une épidémie, il décide de rentrer en Belgique avec son épouse danoise. En 1884, Simonon transfère son école pour aveugles de Namur à Ghlin (1884). Progressivement, cette école s'étend : école fondamentale, cours de musique, de chant, atelier protégé pour adultes. C'est la seule institution belge de ce type. À sa mort, sa veuve assure la pérennité de l'institution. En 1921, l'école devient Institut provincial pour aveugles, dont Achille Simonon, le fils de Léonard, assure la direction.
L'asbl Les Amis des Aveugles reste une association privée destinée à aider les adultes sortis de l'institut.

Sury Charles (1814-1865)
Architecte communal. En 1841, il devient professeur d'architecture à l'Académie des Beaux-Arts de la ville. Conducteur des travaux de l'administration depuis 1837, il est nommé architecte de la Ville en 1841, jusqu'à son décès. Parmi ses constructions: le théâtre royal néoclassique (1841-1843), l'arsenal des pompiers (1848), l'abattoir public (1850-1854), le manège de cavalerie dit manège de Sury (où pour la première fois, à Mons, on pose une charpente métallique très légère), le marché couvert aux poissons (1856-1857), l'école de la rampe Sainte-Waudru (1858). Il dirige également les travaux de restauration de l'hôtel de ville, du beffroi (1849-1865), de la collégiale Sainte-Waudru (1849-1856) et de l'église Notre-Dame de Messines (1851-1852).
Suite au démantèlement des fortifications de Mons (1861-1865), il étudie la tracé des boulevards, ainsi que le projet du détournement de la Trouille à l'extérieur de la ville.

T


Tondreau, Charles (1883-1978)
Ingénieur et entrepreneur. Ingénieur chimiste, il achète la brasserie Pécher, rue Lamir à Mons, avec l'aide de son père, gros importateur de vins. Il devient l'un des fondateurs du Cercle des brasseurs de Mons. Il est très actif au sein de l'association des commerçants et dans la foire commerciale de Mons.
Il contnue de travailler jusqu'en 1964 et la fin de l'activité brassicole de l'entreprise. Charles Tondreau a laissé son nom au stade de football, en fondant en 1910, avec l'un de ses frères, le Royal Albert Élisabeth Club de Mons. Grand mécène de ce club, il en assume la présidence jusqu'en 1952.

V


Van De Spiegele, Louis (1912-1972)
Peintre, graveur et sculpteur. Prix d'excellence en gravure à l'Académie des Beaux-Arts de Mons en 1932, il se consacre à des vues sur Mons et des environs. Autodidacte en peinture et en sculpture, il se rapproche vers 1936 du groupe surréaliste Rupture. Il réalise le buste de Rimbaud autour duquel posent les membres du groupe dans la photographie de Marcel Lefrancq. À la scission de Rupture, le peintre suit ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut (1939). Arrêté en 1942 comme "suspect" par les nazis, il retrouve Dumont à la prison de Mons. Libéré mais affaibli, il ouvre à Mons la galerie Le Sagittaire.
Il participe en 1945 à des réunions visant à regrouper les surréalistes de Belgique. Il cosigne un tract (1945) protestant contre la construction de la nouvelle gare de Mons. Les activités de sa galerie prennent le pas sur son art. Il crée en 1955 le panneau de céramique ornant la porte des prisonniers politiques de la prison de Mons.
Il fait une apparition surprenante dans la film de Paul Meyer, Déjà s'envole la fleur maigre (1960), incarnant un prêtre en soutane.

Vaute, Maurice (1913-2000)
Compositeur. Après une formation aux conservatoires de Mons et de Bruxelles (solfège, harmonie, fugue, contrepoint, histoire de la musique, saxophone), il fut professeur de musique dans diverses écoles moyennes et normales, professeur à l'école de musique de Mons et au conservatoire de Mons; chef de diverses sociétés musicales d'amateurs (fanfare, harmonie, symphonie et chorales).
Sa carrière de compositeur a été importante: il a été joué par de nombreux interprètes et ses oeuvres pour choeur ont été régulièrement programmées à la RTBF. Grand admirateur de Ravel et Debussy, l'influence de Jean Absil et Joseph Jongen se fait sentir dans ses oeuvres.

Visart de Bocarmé Hippolyte (mort en 1851)

Sur la Grand-Place de Mons, le 19 juillet 1851, le vicomte Hippolyte Visart de Bocarmé, sire de Bitremont et de Bury, est décapité suite à sa condamnation pour avoir empoisonné son beau-frère à la nicotine. C'est en versant du potasse dans une préparation des viscères du défunt que le chimiste belge Jean Servais Stas a deviné la présence de la substance volatile. Découverte qui permettra à l'avenir à la justice de déceler les empoisonnements par alcalis organiques.

W


Warocqué Raoul (1870-1917)
Homme politique, mécène, philanthrope, un des fondateurs de l'Institut commercial des industriels du Hainaut, à présent Faculté Warocqué des sciences économiques et sociales de l'UMons. Il légue ses collections à l'Etat belge et fonde ainsi le domaine et le Musée royal de Mariemont.

Wauters, Gérard (pseudo : Noël, Gérard) (1920-2004)
Animateur de radio et conférencier. Né au au sein d'une famille d'artistes, il rejoint une troupe lyrique, et entame des études en philologie romane à l'ULB. Employé au ministère de l'Agriculture, il suit des cours d'art dramatique et milite dans la résistance pendant la guerre. Arrêté par la Gestapo, il survit à Buchenwald et aux marches de la mort. De retour à Bruxelles puis à Mons, il réussit les examens de la RTB. Installé dans les studios du jardin du Mayeur, il joue les factotums : dactylo, monteur et speaker, jusqu'en 1992. Il parle d'histoire, de poésie et de grande musique dans les émissions populaires qu'il conçoit : Souvenir souvenir, Refrains oubliés ou Veillées.
Durant sa carrière, il rencontre Maurice Chevalier, Luis Mariano, Gilbert Bécaud, Jacques Brel, Joséphine Baker... Retraité, il organise plusieurs fois par an ses "Après-midi bonheur" (chansons de jadis), au Théâtre royal de Mons. Il passe aussi sur les plateaux de Télé MB, où il raconte l'histoire locale.
Il donne des conférences, multiplie les anecdotes et, par son éloquence, tient son auditoire en haleine.

 


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