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Ciply

Ciply a toujours vécu de ses ressources agricoles : cultures de céréales, du lin et de betteraves, ainsi que de l'élevage de moutons au cours du XIXe siècle.

   Superficie238 ha
  Altitude de 60 à 81m
  Habitants712 (au 31/12/11)
  Fusion avec Monsen 1977


Etymologie



ciply_vierge_.jpgL'église de Ciply (Cipliacum) est mentionnée pour la première fois dans un acte de l'empereur Othon 1er, daté du 11 février 974. On relèvera chronologiquement les noms suivants : 1083, Cipleium; 1119, Ciplis; 1186, Cypli; 1232, Cipelhei ; plus tard, Chipli, Ciply­.
Comme bien souvent l’origine du nom est controversée.
Un modeste oratoire qui figure sur la carte de Ferraris, à proximité de la chaussée romaine, semble avoir été à l'origine du nom de Montrœul donné à une ferme située à proximité, vers Asquillies. Remplaça-t-il un monument quelconque, un mausolée, un tumulus ou une colonne milliaire, en latin cippus ? Il est permis de le sup­poser et, dans cette hypothèse, Ciply (Cippi-li) signifierait le lieu du monument, le lieu du cippus.
On peut admettre aussi avec une certaine vraisemblance que Cipliacum est une altération de Clipiacum. Dans ce cas, ce mot ayant pour radical le mot celtique clip, clep, signifierait la pierraie, la roche. Or l’église de Ciply est construite sur un rocher escarpé du côté opposé à la place publique. Le nom de la localité pourrait venir de sipe­liocum, dérivant d'un nom de personnage Sipel ou Siebel.

Histoire


  

En 974, l’empereur Othon Ier donna l’autel de ce village à l’abbaye de Crespin. Il y existait, outre la seigneurie principale relevant de la Cour de Mons, un fief dit de Montreuil dépendant de la seigneurie de Roisin. Le village était donc partagé entre les deux seigneuries, séparées par la voie romaine Bavay-Utrecht. Notons également qu'un fief était tenu dès 1177 par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Au XIVe siècle, la première seigneurie appartenait à la famille le Poure ou le Povre, la plus ancienne famille connue, dont les membres faisaient partie de la magistrature montoise. En 1374, un procès en Cour de Mons permit de délimiter les droits de la communauté et ceux du seigneur. Chaque seigneurie aura ses maïeur et échevins.

En 1418, Jacques de Hon (ecuyer, échevin de Mons en 1422 et 1423; chef échevin en 1441, 1442 et 1455) accorda une charte-loi aux habitants de la seigneurie de Ciply. En 1592, les deux seigneuries appartenaient à Marie-Catherine de Rosne. La seigneurie de Ciply appartint ensuite à la famille Despretz. Au XIXème siècle, Hugues-Joseph de Zomberg, seigneur de Montignies-Sur-Roc, devint, par achat, seigneur de Ciply.                                                   
 

Les limites de Ciply et de Noirchain ont été fréquemment contestées et finalement fixées en 1805. L'église (Sainte-Waudru) était à la collation du chapitre de Sainte-Waudru de Mons et de l'abbaye de Crespin, puis de celle de Lobbes et, enfin, en 1710, de l'évêché de Cambrai. Au XIVe siècle, cette église devint principale pour Mesvin et Ciply. En 1803, elle dépendit de Nouvelles et en 1897, elle fut succursale avec, dès 1905, un curé pour chaque village.

Des témoins de l'occupation humaine existent à partir de l'époque préhistorique et pour les périodes suivantes. De nombreuses découvertes ont été faites aux XIXe et XXe siècle. A proximité de la "Grotte de Ciply", appelée également "le Trou des Sarrasins" creusé pour l'extraction du silex, on a découvert en 1893 un columbarium ou cimetière gallo-romain composé de nombreuses tombes renfermant des squelettes assez bien conservés et un grand nombre d'armes en fer forgé, d'objets en or, de vases de terre, de belles perles en ambre et diverses autres curiosités.

Ciply a toujours vécu de ses ressources agricoles : cultures de céréales, du lin et de betteraves, ainsi que de l'élevage de moutons au cours du XIXe siècle.

Le sous-sol de Ciply est un des plus riches de la région sur le plan crayeux et son extraction y était fort ancienne (celle-ci s'est arrêtée avant la Seconde Guerre mondiale). Le silex y était extrait dès l'époque néolithique. L'industrie houillère, qui avait débuté en 1859, s'arrêta une première fois en 1896 suite à plusieurs coups de grisou. Reprise en 1902, elle cessa définitivement en 1928. La concession fut reprise en 1947 par la S.A. John Cockerill et exploitée par les puits de Crachet et Agrappe-Escoufiaux. 
  

Situation


ciply_village.jpg
Ciply se trouve sur la chaussée romaine de Bavay à Utrecht et sur la route de Mons à Maubeuge (construite partie en 1518 aux frais de Mons et partie en 1771 par les Etats de Hainaut). Elle s'est trouvée en 1907 (via les carrières) sur la ligne de tramway Mons-Frameries (supprimée en 1973); sur la ligne vicinale à vapeur Mons-Quévy (notamment pour le chargement de betteraves vers la sucrerie de Quévy); sur la voie ferrée de la S.N.C.B., Mons-Bonne Espérance, avec une gare à Hyon-Ciply.

Il faut noter qu’à la fin du XIXe siècle, un chemin de fer industriel reliait le « camp à Cayaux » et les carrières Bernard de Mesvin-Ciply où fut découvert en 1886 le Hainosaurus bernadi

Au milieu du XXe siècle, il ne subsiste que les communications par route, par autobus.

La distribution d’eau fut limitée à des puits individuels jusqu’aux environs de 1940.

 

Patrimoine 


eglise sainte-waudru
L'église Sainte-Waudru
 

Sur un tertre proche de la place communale, cet édifice néo-gothique en pierre et briques date de 1854. Il comporte un clocher coiffant le pignon de la façade, une triple nef de cinq travées avec un chevet semi-hexagonal. Dalles funéraires en pierre des XVI, XVII, XVIII et XIXe siècles insérées dans les murs extérieurs.

Le mobilier intérieur compte:

  • Cinq bas-reliefs en pierre blanche représentant l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, la Mort et l'Assomption de la Vierge.
  • Une Statue de Sainte Waudru et ses filles, bois polychromé (XVIIe siècle)
  • Une Statue de Sainte Barbe, bois peint (XIXe siècle)
 

Le château de zomberg

 

Disparu aujoud'hui, le château de Zomberg fut construit au XVIIIème siècle. Il était de style Louis XVI. Seul subsiste un ornement en pierre taillée d'une fenêtre en ogive : un noeud et une guirlande. Cette décoration a été sauvée de la destruction et sert de couverture à une petite chapelle, dédiée à la Vierge Marie, sise rue Brunehaut.

 

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