Quartier de la gare

La gare-passerelle qui agrandit la ville

 
La nouvelle gare trains / bus de Mons va permettre de rénover tout un quartier. Il y aura la rénovation des façades, des voiries d’accès à la gare et de la place Léopold. Puis, il y aura la gare elle-même sous forme d’une passerelle qui reliera le centre-ville aux Grands Prés. Les terrains à l’arrière de la gare accueilleront un nouveau Centre de Congrès financé par l’Europe, un hôtel, des logements, des immeubles de bureau,…
Enfin, un commissariat de police s’installera en face de l’Athénée.

D’ici 2015, les sites de la gare et des Grands Prés seront totalement transformés. L’Union européenne (qui finance le nouveau Centre de Congrès) et la SNCB (qui finance le projet de la nouvelle gare et qui est propriétaire des terrains sur lesquels s’implanteront le centre de congrès, ainsi que l’hôtel, les nouveaux logements et les bureaux) offrent à Mons et à ses habitants une opportunité exceptionnelle d’opérer un lifting nécessaire au quartier de la gare, quartier qui est l’un des plus dégradés de Mons, comme nombre de quartiers ferroviaires des grandes villes, d’ailleurs.

Du côté du centre-ville, la rénovation des façades de la Place Léopold conjuguée au réaménagement des voiries et de la Place, au bénéfice des piétons, proposeront aux riverains, aux utilisateurs du train, à ceux des bus et aux visiteurs, un cadre de vie plus accueillant et convivial. De l’autre côté de la gare-passerelle, côté grands Prés, le centre de congrès va doper le tourisme d’affaires qui profitera à l’économie de la ville tandis qu’un nouveau quartier sera développé avec bureaux et logements, inséré dans un vaste espace vert public. Oui, le quartier de la gare va devenir le cœur du développement bipolaire de Mons : la gare – passerelle va littéralement agrandir la Ville. Il faut rappeler que si la gare actuelle doit être démolie, c’est pour permettre l’édification d’une nouvelle gare qui accueillera à la fois les passagers des trains et des bus, avec en sous-sol plusieurs centaines de places de parkings.

Initialement, le projet prévoyait le maintien de la gare actuelle et la construction d’une passerelle sur l’emplacement de l’ancienne poste. Une fois la maquette réalisée sur cette base par l’architecte, il est apparu évident que la disposition de la passerelle à côté de l’actuelle gare ne résolvait pas tous les problèmes.

Ainsi, l’actuelle gare n’aurait plus été utilisée car l’accès aux quais se ferait par la passerelle : les passagers allaient devoir traverser en diagonale la Place Léopold car la passerelle aurait été désaxée et les bus allaient devoir continuer à stationner sur la place.
La SNCB, qui juge qu’on doit refaire les quais actuels et prévoir un meilleur accueil des passagers, a aussi fait savoir qu’à l’avenir une gare comme celle dont nous disposons actuellement ne serait plus utilisée.
Les tickets seront de plus en plus retirés à domicile par Internet ou aux bornes électroniques sur les quais.
De plus, une harmonisation des arrêts bus et des arrêts trains aidera grandement les passagers. C’est à la lumière de ces constatations et pour assurer un maximum de confort et de sécurité aux passagers que la SNCB a décidé de démolir l’actuelle gare et de recentrer dans l’axe central de la Place Léopold la nouvelle gare trains/bus.

Le réaménagement des voiries

C’est tout l’axe rues Léopold II, Rogier, des Capucins qui sera complètement rénové: trottoirs élargis, bandes de confort pour les cyclistes, les égouts et l’éclairage seront renouvelés. Ces travaux sont financés par l’Union Européenne.

Les investissements derrière la gare


L’hôtel, les immeubles de bureaux et les logements sont des projets qui pourraient être développés par la SNCB, propriétaire des terrains, en concertation étroite avec les autorités communales.
La planification ou « Master Plan » de la gare a été approuvée par le conseil communal de la Ville de Mons. Ce plan définit les affectations que la ville souhaite privilégier sur les terrains de la SNCB, les implantations et les gabarits des futurs bâtiments. Bref, il détermine les conditions dans lesquelles le développement urbanistique du nouveau quartier, au pied de la future gare-passerelle, est projeté. (cf. le plan ci-contre).

Le terrain en question, de 550m sur 53m, est organisé en plusieurs zones :
  • dans le prolongement direct de l’escalier d’accès à la gare, une place conçue comme le parvis de la gare et du centre de congrès est aménagée. Sous ce parvis, est construit un parking souterrain de 400 places accessible directement par l’autoroute via le rond-point de « Imagix »;
  • au sud de cette place, un parc d’activités technologiques et des bureaux prendront place dans les 10.800 m² à disposition ;
  • Au nord de la place sera situé le nouveau centre de congrès ;
  • un hôtel de quatre étages d’une superficie de près de 11.000 m² sera construit à côté du centre de congrès ;
  • Enfin, dans un parc de plusieurs hectares seront bâtis des logements.
Cet ensemble est protégé des nuisances sonores des voies ferrées grâce à une ceinture verte de 45 mètres de large constituée par des plantations.

Naturellement, le nouveau quartier sera desservi par des voiries et également les transports en commun. Des parkings privés sous chaque bâtiment, y compris l’hôtel et le centre de congrès seront réalisés.