Information

Le port du masque n'est plus obligatoire à Mons sauf exceptions. Retrouvez toutes les informations relatives aux mesures sanitaires dans notre dossier « Covid-19 »

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation

Les mesures générales au 15.04.2020

Vous êtes ici : Accueil / Vivre à Mons / Santé / Covid-19 / Mesures actuelles / Archives / Les mesures générales au 15.04.2020

Pour résumer les mesures prises suite au Conseil national de sécurité du 15 avril 2020 :

  • Les mesures de confinement seront prolongées jusqu'au 3 mai ;
  • Les pépinières et les magasins de bricolage vont pouvoir rouvrir leurs portes aux mêmes conditions que les magasins d'alimentation ;
  • Les forces de l'ordre continueront de faire respecter les mesures et de sanctionner le non-respect de celles-ci ;
  • Jusqu'au 31 août, il n'y aura pas de grands événements, les festivals sont donc annulés ;
  • Le télétravail sera préconisé pendant encore un certain temps ;
  • Le secteur de la construction est autorisé à continuer à condition que les distances de sécurité soit respectés sur les chantiers.
  • Plus d'infos via https://www.info-coronavirus.be/

Modification des mesures de confinement en détails

Les commerces et les magasins sont fermés, à l'exception :

  • des magasins d'alimentation, y compris les magasins de nuit ;
  • des magasins d'alimentation pour animaux ;
  • des pharmacies ;
  • des marchands de journaux ;
  • des stations-services et fournisseurs de carburants et combustibles ;
  • des magasins de télécommunications, à l'exclusion des magasins qui ne vendent que des accessoires, mais uniquement pour les urgences, en ne recevant qu'un seul client à la fois et ce, sur rendez-vous;
  • des magasins de dispositifs médicaux, mais uniquement pour les urgences, en ne recevant qu'un seul client à la fois et ce, sur rendez-vous ;
  • des magasins d'assortiment général de bricolage qui vendent principalement des outils et/ou des matériaux de construction ;
  • des jardineries et pépinières qui vendent principalement des plantes et/ou des arbres ;
  • des magasins en gros destinés aux professionnels, mais uniquement au bénéfice de ces derniers.

Les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir le respect des règles de distanciation sociale, en particulier le maintien d'une distance d'1,5 mètre entre chaque personne.

L'accès aux grandes surfaces aux magasins d'assortiment général de bricolage, aux jardineries et pépinières, ainsi qu'aux magasins en gros destinés aux professionnels ne peut avoir lieu que selon les modalités suivantes :

  • limiter à maximum 1 client par 10 mètres carrés pendant une période de maximum 30 minutes;
  • dans la mesure du possible, s'y rendre seul.

Les actions de réduction sont interdites dans tous les commerces et les magasins qui peuvent rester ouverts conformément au paragraphe 1er, alinéa 1er, sauf si ces actions avaient déjà été décidées ou étaient en cours d'exécution avant le 18 mars 2020.

Les magasins d'alimentation peuvent rester ouverts aux jours et heures habituels. Les magasins de nuit peuvent rester ouverts à partir de leur heure d'ouverture habituelle jusqu'à 22 heures.

Les marchés sont interdits, sauf les échoppes indispensables à l'approvisionnement alimentaire des zones ne disposant pas d'infrastructures commerciales alimentaires.Les établissements relevant des secteurs culturel, festif, récréatif, sportif et horeca sont fermés. Le mobilier de terrasse du secteur horeca doit être stocké à l'intérieur. Les hôtels et apparthôtels peuvent rester ouverts, à l'exception de leurs éventuels restaurants, salles de réunion et espaces de loisirs. La livraison des repas et les repas à emporter sont autorisés.

Sont interdits :

  • les rassemblements ;
  • les activités à caractère privé ou public, de nature culturelle, sociale, festive, folklorique, sportive et récréative ;
  • les excursions scolaires d'une journée ;
  • les excursions scolaires de plusieurs jours ;
  • les activités dans le cadre de mouvements de jeunesse sur le et à partir du territoire national ;
  • les activités des cérémonies religieuses.

Sont autorisés :

  • les cérémonies funéraires, mais uniquement en présence de 15 personnes maximum, avec le maintien d'une distance d'1,5 mètre entre chaque personne et sans possibilité d'exposition du corps ;
  • les mariages civils, mais uniquement en présence des conjoints, de leurs témoins et de l'officier de l'état civil ;
  • les mariages religieux, mais uniquement en présence des conjoints, de leurs témoins et du ministre du culte ;
  • les cérémonies religieuses enregistrées dans le but d'une diffusion par tous les canaux disponibles et qui ont lieu uniquement en présence de 10 personnes maximum, en ce compris les personnes en charge dudit enregistrement, avec le maintien d'une distance d'1,5 mètre entre chaque personne, et pour autant que le lieu de culte reste fermé au public pendant l'enregistrement ;
  • les promenades extérieures avec les membres de la famille vivant sous le même toit en compagnie d'une autre personne, ainsi que l'exercice d'une activité physique individuelle ou avec les membres de sa famille vivant sous le même toit ou avec toujours le même ami, et moyennant le respect d'une distance d'1,5 mètre entre chaque personne ;
  • les sorties à cheval, et ce uniquement en vue du bien-être de l'animal et avec un maximum de deux cavaliers.

Les leçons et activités sont suspendues dans l'enseignement maternel, primaire et secondaire.

  • Une garderie est toutefois assurée.
  • Les écoles peuvent mettre du nouveau matériel pédagogique à disposition des élèves à domicile.
  • Les internats, homes d'accueil, et homes d'accueil permanents restent ouverts.
  • Les écoles supérieures et les universités appliquent uniquement l'enseignement à distance, à l'exception des stages pour les étudiants qui peuvent contribuer aux soins.

Les personnes sont tenues de rester chez elles. Il est interdit de se trouver sur la voie publique et dans les lieux publics, sauf en cas de nécessité et pour des raisons urgentes telles que :

  • se rendre dans les lieux dont l'ouverture est autorisée sur la base des points précités et en revenir ;
  • avoir accès aux distributeurs de billets des banques et des bureaux de poste ;
  • avoir accès aux soins médicaux ;
  • répondre à des besoins familiaux, tels que rendre visite à son partenaire ou à ses enfants dans le cadre de la coparentalité ;
  • fournir l'assistance et les soins aux personnes âgées, aux mineurs, aux personnes en situation de handicap et aux personnes vulnérables ;
  • prendre soin des animaux ;
  • effectuer les déplacements professionnels, en ce compris le trajet domicile-lieu de travail ;
  • effectuer les déplacements dans le cadre d'une activité bénévole au sein d'une entreprise d'un secteur crucial ou d'un service essentiel, en ce compris le trajet domicile-lieu du travail;
  • exercer les activités mentionnées précédemment ;
  • effectuer les déplacements liés aux activités autorisées et précédemment mentionnées.

Concernant les maisons de repos

COVID 19 : le Bourgmestre Nicolas Martin prendra une ordonnance visant à interdire toute visite dans les maisons de repos du territoire

Suite à la réunion du Conseil National de Sécurité de ce mercredi 15 avril, de nouvelles mesures ont été annoncées dont l’autorisation de visites d’un membre de la famille aux résidents de structures d'hébergement c'est-à-dire dans les maisons de repos et de soins ainsi que les centres pour personnes avec un handicap. Or, après concertation avec les directeurs de ces établissements et les professionnels du secteur des soins de santé de la Ville de Mons et de notre région de Mons-Borinage, il apparait beaucoup trop risqué, à ce stade de l’évolution de la pandémie, de permettre que ces visites aient lieu. Les foyers d’infection sont encore trop nombreux, les risques de contagion trop importants, le manque d’effectifs humains et de moyens pour protéger le personnel est criant et la probabilité de réduire à néant des semaines d’efforts est trop grande.

Ainsi, bien que le manque de contacts humains soit pénible pour les familles et les proches, le Bourgmestre de la Ville de Mons Nicolas Martin a décidé de prendre une ordonnance afin d’interdire toute visite dans ces structures d'hébergement et donc les maisons de repos du territoire (publiques et privées). Vu la situation actuelle et dans la mesure où notre région est l’une des plus touchées par le Coronavirus, c’est le seul choix responsable qui s’impose si nous voulons préserver les résidents et les membres du personnel.

Partout dans le pays, les représentants du secteur ont exprimé leur incompréhension et leurs interrogations face à cette mesure qui ne permettrait pas de poursuivre efficacement les efforts permettant de limiter et même d’endiguer la propagation du virus. En l’état actuel, les maisons de repos luttent déjà quotidiennement pour maintenir leurs résidents en bonne santé et pour protéger leur personnel surchargé. Tous ces centres travaillent en effectif réduit et font face à un manque de matériel et de moyens logistiques. A cela s’ajoute l’impossibilité, pour l’heure, de tester de manière généralisée les résidents. Par ailleurs, rien ne permet de garantir que le virus ne se propage pas depuis la maison de repos vers les visiteurs (et leurs familles) et inversement. Autoriser des visites ne ferai qu’accroitre les difficultés et potentiellement engendrer une recrudescence de la maladie, ce que nous devons éviter à tout prix.

Ainsi, de nombreuses institutions ont d’ores et déjà annoncé qu’elles n’appliqueraient pas la mesure bien qu’elles comprennent sa dimension humaine. Jusqu’à présent, le respect strict des mesures de sécurité a permis, autant que possible et difficilement, de contenir la propagation du virus dans les maisons de repos. L’autorisation des visites, même d’une seule personne, intervient dans un contexte extrêmement instable où un seul contact pourrait détruire tous les efforts consentis, saper le moral d’un personnel déjà épuisé et retarder davantage le reprise du cours normal de nos vies et les retrouvailles avec nos proches.

Par ailleurs, l’organisation pratique de ces visites pose également beaucoup de questions. A Mons, on dénombre au total plus de 1.000 résidents soit plus de 1.000 visiteurs potentiels, qu’il conviendra d’équiper pour respecter les mesures d’hygiène. C’est autant de masques, de surblouses, de paires de gants et de surchaussures PAR JOUR qu’il faudra trouver. Autant dire que c’est presqu’impossible.

Nicolas Martin tient à préciser : « On le sait, notre région est particulièrement touchée par le Covid 19 et nous n’avons pas encore suffisamment gagné de terrain contre le virus pour prendre le moindre risque. Autoriser les visites, ce serait comme jeter par-dessus bord tous les sacrifices et les efforts réalisés à ce jour et en particulier ceux du personnel soignant dont je comprends l’inquiétude ».

Pour la Ville de Mons, il est impératif que la situation soit stabilisée avant même d’envisager de reprendre les visites dans ces institutions. Celles-ci devront, dans tous les cas, travailler à une organisation efficace qui protègerait à la fois les résidents, le personnel et les visiteurs. La situation ne reviendra donc pas à la normale avant plusieurs semaines

Pour Marie Meunier, Présidente du CPAS, en charge de la gestion de deux maisons de repos à Mons : « Il en va de ma responsabilité. De nombreuses mesures ont été prises ces quatre dernières semaines et elles ont permis de maintenir la propagation du virus autant que possible, notamment au sein de la Bonne Maison de Bouzanton. La Résidence du Bois d’Havré est, pour sa part, en pleine phase de dépistage. Il ne serait ni prudent, ni pertinent de multiplier maintenant les contacts avec des personnes extérieures. Pour l’instant, nous essayons d’humaniser l’éloignement des familles via des moyens de communication alternatifs à distance même si je sais qu’il ne remplaceront jamais le contact direct. En concertation avec la Ministre Morreale, nous allons plancher sur un échéancier qui prennent en compte le besoin des familles, les conditions de travail de notre personnel et la santé de nos résidents ».

Actions sur le document