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Terrils

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Terril de l’Héribus – Mons

Description :

Ne cherchez plus : le meilleur panorama de la région montoise se situe au sommet du terril de l’Héribus situé Chemin de Bavay à Cuesmes ! Les points de repère à admirer dans le paysage sont multiples et remarquables: le beffroi et la collégiale de Mons, le Mont Panisel (lieu de culture druidique, parait-il), les terrils du Crachet et du Levant, les ascenseurs de Strépy-Thieu... et bien d’autres encore. Des difficultés pour les identifier ? Pas de problème ! Découvrez la table d’orientation installée à proximité des traverses en béton et du wagonnet situés à la cime du terril (137 m d’altitude). Vous êtes plutôt sportif.ve ? Dans ce cas, vous apprécierez la variété des sentiers sinueux et ombragés adaptés à la pratique du jogging et du VTT encadré. Mais attention aux mollets : ça monte ! Soyez prudents car certains sentiers sont très pentus et le risque de chute est réel ! L’Héribus est aussi une invitation aux familles en recherche de calme et de nature. Attention, il est vivement conseillé de rester sur les sentiers de balade pour éviter de perturber la riche biodiversité du site et de risquer les chutes. Sachez que le terril de l’Héribus est un site classé pour son intérêt biologique et qu’il bénéficie d’un plan de gestion pour entretenir régulièrement les sentiers, les mares et combattre la prolifération des plantes invasives. Il n’est pas rare d’apercevoir des fumerolles échapper des entrailles du terril sur son versant sud. Ceci s’explique par un phénomène naturel d’auto-combustion caractérisé par la présence de schistes rouges.

Vestiges :

A l’heure actuelle, ce terril possède quelques vestiges très épars : un wagonnet, des traverses et une poutrelle mécanique au sommet du terril, des ruines d’un bâtiment et une tour au pied du terril.

Intérêts naturalistes :

Le Mont de l’Héribus présente des habitats riches et variés, ayant fait l’objet de gestions particulières : zones de suintements, mares, friches, pentes boulantes, boisements. Mais les milieux les plus atypiques sont sans conteste les zones de combustion : ce phénomène surprenant est induit par l’oxydation de la pyrite sous l’action de l’eau et de l’air et provoque de forts dégagements de chaleur. Ainsi, la température interne peut dépasser les 1000°C et par temps frais, on peut observer le dégagement de fumerolles. À cet endroit, les plantes deviennent rares et se nanifient. Parmi les 7 espèces d’amphibiens qui s’y rencontrent, l’une est particulièrement remarquable et occupe les mares permanentes: il s’agit de l’alyte accoucheur (Alytes obstetricans), un petit crapaud à la pupille verticale dont le mâle porte les œufs sur le dos jusqu’à l’approche de l’éclosion, période à laquelle il dépose sa progéniture en milieu aquatique.

Terril de Ciply

Le terril de Ciply, remanié et totalement restructuré, occupe une surface au sol d’environ 6,6 ha. Son altitude est de 87 m et son dénivelé est relativement faible, de l’ordre de 28 m. Il se divise en deux parties distinctes. La partie Nord est composée d’une zone forestière relativement dense. Tandis que la partie Sud est dégagée et relativement rocailleuse, avec des pentes relativement abruptes, idéales pour la pratique du trial. Des entrainements et des compétitions de trial à vélo et à moto sont pratiqués depuis de nombreuses années par le Royal Mons Auto Moto Club tout en respectant la qualité naturelle du site.

© Espace Environnement

C’est également dans cette partie du terril où l’on découvre de nombreux vestiges du passé industriel du charbonnage (le châssis du puits n°1 - sans les molettes, les massifs des machines d’extraction des puits n°1 et n°2, quelques ruines du triage-lavoir, des ruines du vestiaire et des trémies).

Enfin, le terril de Ciply est considéré comme une zone de grande richesse biologique. Il renferme notamment des pelouses sèches à œillet deltoïde (Dianthus deltoides), un biotope devenu très rare en Wallonie. Une population de crapaud calamite (Bufo calamita) occupe également les parties ouvertes. Parmi l'entomofaune locale, on relève la présence de plusieurs espèces intéressantes d'Orthoptères, dont le grillon d'Italie (Oecanthus pellucens), ainsi que diverses Coccinelles et Lépidoptères rhopalocères.

© Préservons la nature - Dianthus deltoides

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