Passer au contenu Passer au pied-de-page

Zéro phyto

D’application en Wallonie, le Programme wallon de réduction des pesticides (PWPR) s’est décliné en différentes mesures qui ont vu le jour en 2014 pour aboutir progressivement au « Zéro Phyto » dans tous les espaces publics et espaces privés fréquentés par du public, au 1er juin 2019. Les mesures inscrites dans le programme visent à renforcer la protection des eaux de surface et des eaux souterraines et à favoriser le recours à des moyens non chimiques dans la gestion des espaces verts.  

La Ville a souhaité devancer l’entrée en vigueur de la réglementation en s’inscrivant dans une démarche de gestion différenciée des espaces verts. Cette approche raisonnée des espaces verts fait le pari d’une gestion plus respectueuse de l’environnement sans perte de qualité. Elle remet en question le tout horticole, sans toutefois, le bannir. Le principe est d’appliquer à chaque espace le mode de gestion le plus adapté, en tenant compte de son utilisation, sa situation, … Elle permet de diversifier les types d’espaces verts, de favoriser la biodiversité et de réduire l’utilisation des pesticides.  

Pour ce faire, il existe plusieurs méthodes :  

  • Techniques préventives : brosser et nettoyer les pavés régulièrement empêche les graines de germer, rejointoyer les pavés et les fissures, semer de l’herbe dans les allées, couvrir avec un paillis (tontes sèches, feuilles mortes, copeaux de chanvre de miscanthus, …), pose d’un géotextile biodégradable, … 
  • Techniques curatives : désherbage thermique (brûleur à flamme directe alimenté par une bonbonne de gaz, de l’air chaud soufflé par un désherbeur thermique, de l’eau bouillante), désherbage mécanique (débroussaillage, outils manuels, …) 
  • Accueillir et accepter la végétation spontanée en certains lieux  

Il ne s’agit pas de ne plus gérer les espaces mais de les gérer différemment.  

Que fait la Ville de Mons ?  

En ce qui concerne les techniques préventives, le service des Espaces verts utilise le mulchage des parterres avec le plus souvent l’utilisation d’une bâche de désherbage biodégradable. La prévention passe aussi par des nouvelles réflexions de gestion (fauchage tardif de certaines zones, prés fleuris dans les cimetières, éco-pâturage, etc.). Les pelouses sont tondues avec des tondeuses à lames mulching. 

Pour les techniques préventives et curatives, des brosses métalliques sont utilisées pour le bord des routes. 

Pour une commune, la première technique alternative curative conseillée est le balayage très régulier. En effet, le fait de retirer fréquemment les dépôts de matière organique et des graines de la voirie, en même temps que la poussière, les feuilles mortes et détritus, permet de réduire la possibilité d’installation de plantes spontanées. Et chaque citoyen doit faire de même devant son habitation. 

En complément, d’autres techniques de désherbage manuel, mécanique ou thermique seront utilisées.  

Il est également nécessaire que les citoyens changent leur perception, leur regard sur la végétation spontanée qui est plus dérangeante que mauvaise. On laissera donc la végétation spontanée s’installer mais garderons cependant le contrôle de celle-ci.  

Le site de l’ASBL Adalia 2.0 procure conseils et bons trucs pour désherber autrement !