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Chenille processionnaire

La chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea) est une chenille à poils urticants d’origine méditerranéenne et qui remonte progressivement vers le nord de l’Europe. Elle présente un risque pour la santé humaine, celle de nos animaux ainsi que celle des chênes de nos régions. 

Comment reconnaitre cette espèce ? 

Les processionnaires portent sur l'entièreté de leur corps des soies blanches (longs poils non urticants). Les poils urticants ne sont pas visibles et apparaissent tardivement dans le développement de la chenille, ils apparaissent aux alentours de la mi-mai et jusqu'à la fin du mois de juin mais restent présents, même après leur départ. Ces poils microscopiques sont relâchés en cas de stress. 
Ces chenilles vivent en colonie. Comme leur nom l’indique, vous les retrouverez spécifiquement sur les chênes ou se déplaçant en procession sur le sol.   
Un nid soyeux est présent sur l’arbre, accroché au tronc ou aux branches charpentières. En fonction de la hauteur, son observation peut se révéler difficile. 

Après un stade de chrysalide, la chenille se transforme en un petit papillon de nuit d’environ 3 centimètres de long, gris et parsemé de taches blanches et noires. 
Fin d’été, la femelle dépose une ponte unique contenant une centaine d’œufs sur des rameaux de chêne. Les œufs passent l’hiver sous forme de plaques de couleur grise exposées sud et éclosent au printemps.  

Après un stade de chrysalide, la chenille se transforme en un petit papillon de nuit d’environ 3 centimètres de long, gris et parsemé de taches blanches et noires. 
Fin d’été, la femelle dépose une ponte unique contenant une centaine d’œufs sur des rameaux de chêne. Les œufs passent l’hiver sous forme de plaques de couleur grise exposées sud et éclosent au printemps.  

À ne pas confondre avec les espèces ci-dessous qui ne présentent aucun danger. 

Quels sont les risques ?   
Comme dit plus haut, les poils urticants de la chenille processionnaire sont relâchés en cas de stress. Le contact avec ces poils occasionne des démangeaisons pouvant aller jusqu’à l’œdème ou au choc anaphylactique nécessitant une consultation chez un médecin (ou un vétérinaire s’il s’agit de votre animal de compagnie).  
De plus, les chenilles s’alimentent en de grandes proportions des feuilles de chênes sur lesquels elles se trouvent, on dit qu’elles les défolient. Ces attaques répétées affaiblissent les arbres parfois de manière fatale face aux autres perturbations qu’ils subissent. 
  
Conseils pratiques   
N'essayez en aucun cas d’éliminer vous-même le nid, vous pourriez aggraver la situation. Elle nécessite une gestion particulière.  
Si vous constatez sa présence, contactez le service des travaux verts au 0800/92.329 ou [email protected] et ce, uniquement si le nid est installé sur un terrain public. 
Sur un terrain privé, il appartient au propriétaire du terrain de contacter une société spécialisée afin de faire détruire le nid à ses frais.  Contactez les services publics de Wallonie au 1718.  
Si aucune action de lutte n'est menée, elle colonisera progressivement et irrémédiablement la zone.   
Les poils urticants sont aussi facilement dispersés par le vent, certaines précautions sont alors recommandées : 

  • Ne pas sécher le linge dehors de mai à septembre  
  • Laver soigneusement les légumes du jardin 
  • Arroser la pelouse pendant quelques jours avant de la tondre pour que les poils urticants soient entraînés dans le sol 
  • Ne pas laisser jouer les enfants à proximité d'un chêne atteint. A distance, les munir de vêtements à longues manches, de pantalons, d'un couvre-chef et éventuellement de lunettes 

En cas de problèmes graves, il est recommandé de faire appel au service d’urgence (112) ou au centre antipoison (070/24.52.45) 
Sources/ Plus d’informations