Les parcelles de dispersion
Parmi les modes de sépultures, la dispersion des cendres occupe aujourd’hui une part importante.
Historiquement, les premières pelouses de dispersion ont été placées dans les cimetières là où la place le permettait, souvent sans grande réflexion préalable car il était à l’époque difficile d’imaginer l’importance et la diversification que le cinéraire prendrait aujourd’hui.
Ces pelouses étaient parfois difficilement identifiables – simples carrés d’herbe perdus le long d’un mur ou entre 2 sépultures – laissant, il faut le reconnaitre, peu de place au respect et au recueillement. Ce constat s’est encore aggravé lors de la végétalisation des cimetières, les pelouses se confondant avec les allées désormais enherbées.
L’entretien de ces pelouses de dispersion soulevaient également des questions éthiques. En effet, le passage des tondeuses, même en mulching, quelques jours après la dispersion d’un défunt interpellait tant la famille du défunt que les ouvriers chargés de la tonte de cet espace.
Dès lors, sous l’impulsion de la Région wallonne, nous avons débuté un travail de minéralisation des pelouses de dispersion que nous appelons désormais « parcelles de dispersion ».
Si le nom et l’aspect change, la philosophie reste tout à fait intacte. En effet, les parcelles ont été aménagées sur les pelouses existantes. Un caillebotis a été placé à environ 15 cm du sol afin de soutenir les galets. De cette façon, les cendres dispersées sur les galets percolent à travers ceux-ci avec la pluie et retournent ensuite à la terre. L’espace se voit ainsi clairement identifié et est sans nul doute plus respectueux et propice au recueillement.
Les parcelles de Ciply, Harveng, Jemappes, Nouvelles, Saint-Symphorien (extension) et Spiennes ont été aménagées ces dernières années. Débnut 2025, les cimetières de Cuesmes, Harmignies, Havré-Ghislage, Maisières, Mesvin et Villers-Saint-Ghislain seront à leur tour aménagés. Les autres cimetières suivront ensuite.