Nos cimetières et leur histoire
Le 26 juin 1784, Joseph II proclame un édit sur les cimetières en Belgique. Celui-ci répond à des préoccupations sanitaires puisqu’il interdit les inhumations dans les édifices couverts (églises,…) et dans les cimetières situés dans les agglomérations.
En effet, à l’époque, Mons connait pas moins de 7 cimetières paroissiaux (l’Atre Saint-André – cimetière des Innocents – et l’Atre-à-cats pour la paroisse de Sainte-Waudru, les cimetières de Saint-Germain, Sainte-Elisabeth, Saint-Nicolas-en-Havré, Saint-Nicolas-en-Bertaimont ainsi que le cimetière du Béguinage de Cantimpré) et de multiples lieux d’inhumations disséminés dans la ville (citons le cimetière militaire à la Porte du Rivage, les remparts qui servaient de lieux de repos pour les pestiférés, suicidés, Juifs,… ainsi que le cimetière des Suppliciés). Les pratiques funéraires à Mons et dans les villages sont identiques : les inhumations se font à faible profondeur, les restes mortels sont régulièrement déplacés. La mort se voit et se sent partout !
La réponse à l’Edit de Joseph II sera plus rapide dans les grandes villes que dans les bourgs. Ainsi dès 1785, le cimetière de Mons est créé. Celui de Jemappes en 1790. Par contre, il faudra attendre 1841 pour Cuesmes, 1863 pour Hyon et même seulement 1899 pour qu’on interdise les inhumations autour de l’église à Nimy.